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Les condoléances de Paul Biya aux victimes civiles de Ngarbuh dans le Nord-Ouest

Les condoléances de Paul Biya aux victimes civiles de Ngarbuh dans le Nord-Ouest

Paru le mercredi, 26 février 2020 10:26

« Je veux ici transmettre aux populations, et particulièrement aux familles éprouvées, les sincères condoléances du président de la République, Paul Biya, ainsi que le réconfort du gouvernement », a déclaré le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, le 18 février 2020, lors d’un point de presse à Yaoundé. Le porte-parole du gouvernement réagissait au décès des civils survenu le 14 février à Ngarbuh, une localité située dans le département du Ndonga-Mantung, dans la région anglophone du Nord-Ouest.

 « Il n’y a pas eu vingt-deux villageois, dont quatorze enfants, tués par les forces camerounaises de défense et de sécurité à Ngarbuh », a par ailleurs démenti le ministre de la Communication. Selon René Emmanuel Sadi, le bilan de cet incident, après recoupement, « fait état de cinq morts, une femme et quatre enfants » en plus de « sept assaillants neutralisés », comme l’a indiqué le ministre délégué en charge de la Défense, Joseph Beti Assomo, dans un communiqué signé le 17 février dernier.

La communication gouvernementale intervient dans le sillage d’un communiqué du Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme. Michelle Bachelet maintient pour sa part le bilan de 23 morts, des enfants en majorité. Elle parle d’un « épisode choquant de la crise actuelle ».

Sur les circonstances du drame, René Sadi informe que le 15 février dernier, des militaires camerounais déployés en opération de reconnaissance à Ngarbuh, ont été pris à partie par un groupe d’individus armés. « Les forces légales composées de six éléments d’élite, ont su riposter », a assuré le Mincom.

Situation complexe

Pendant les accrochages, un incendie s’est déclaré dans « un refuge fortifié qui contenait des explosifs et des produits inflammables stockés par les rebelles armés. Il s’en est suivi des explosions, puis des langues de feu qui se sont propagées jusqu’aux habitations voisines », rapporte le porte-parole du gouvernement. C’est dans l’une de ces habitations que les cinq victimes civiles auraient été tuées dans l’incendie.

Le porte-parole du gouvernement confirme l’ouverture d’une enquête à la demande du président camerounais, « en vue des clarifications approfondies de tous les aspects liés à cet incident ». À l’ONU, on souhaite que celle-ci soit « indépendante, impartiale et approfondie ».

La situation met en émoi et divise au sein de l’opinion publique. Des partis de l’opposition condamnent et parlent de dérives dans la gestion de la crise anglophone. Seulement à ce jour, on n’a pas de versions documentées permettant d’apprécier la pertinence de toutes ces déclarations.

La communication gouvernementale suggère que les populations seraient otage des installations sécessionnistes. De source militaire, Ngarbuh est présenté comme une zone de repli des groupes armés sécessionnistes qui sévissent dans les villes de Elak, Oku, Jakiri, Kumbo, Mbiame, Nkum et Nkor. Pourchassés par l’armée camerounaise du nœud routier de Ntumbaw (voie de passage de tous les trafics illicites qui inondent le département du Bui, dans la région du Nord-Ouest), ils y auraient installé leurs nouvelles bases logistiques.

BE

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