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Coronavirus : la stigmatisation, une cause de morbidité au Cameroun

Coronavirus : la stigmatisation, une cause de morbidité au Cameroun

Paru le mardi, 26 mai 2020 15:49

Engagé dans la lutte contre le coronavirus (Covid-19), le gouvernement doit également se battre contre la stigmatisation des malades, alors que le Cameroun enregistre désormais plus de 5000 cas positifs. « Le coronavirus n’est pas une maladie de la honte », ne cessent de répéter les autorités sanitaires. Mais rien n’y fait. De peur d’être pointées du doigt, des personnes suspectées de porter le virus préfèrent se terrer chez elles, s’exposant à une dégradation de leur santé et mettant leur entourage en danger.

« Les services spécialisés renseignent que plusieurs personnes sont décédées parce que, bien que présentant des signes de la maladie, elles sont restées cachées, n’ont pas appelé le numéro vert au 1510 et ont ainsi retardé leur prise en charge, par peur de la stigmatisation », a déclaré le Dr Georges Alain Etoundi Mballa, directeur de la lutte contre la maladie, les épidémies et les pandémies au ministère de la Santé publique (Minsanté), lors du point quotidien sur l’épidémie ce lundi 15 mai 2020.

« Cette stigmatisation, ces agissements épuisent mentalement et psychologiquement les patients tout comme les travailleurs du secteur de la santé », dit-il. Bien plus, « ils sont de nature à ralentir la lutte contre la pandémie, quand ils ne la compliquent pas », affirme Dr Etoundi Mballa. Tout en soulignant que la maladie ne fait pas de distinction entre la race ou la classe sociale, il appelle à « soutenir et encourager » les malades de Covid-19, car « ils en ont besoin ».

« Évitons de stigmatiser ceux qui sont atteints par la maladie. Chacun doit se sentir concerné et apporter sa contribution au combat contre la propagation de ce virus. N’oublions pas que la négligence d’une seule personne peut nuire gravement à l’ensemble de la communauté », avait notamment déclaré le chef de l’Etat, Paul Biya, dans son adresse à la nation le 19 mai dernier. 

Sur les réseaux sociaux, certains malades aujourd’hui rétablis, comme Anicet Ekane, le président du Manidem, ont décidé de partager leur expérience pour sensibiliser sur la maladie.

P.N.N

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