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Ernest Obama comparaîtra libre pour des faits de diffamation, tentative d’escroquerie, cybercriminalité…

Ernest Obama comparaîtra libre pour des faits de diffamation, tentative d’escroquerie, cybercriminalité…

Paru le vendredi, 26 juin 2020 14:29

Le journaliste Ernest Obama a regagné son domicile tard dans la nuit du 25 au 26 juin 2020. L’ancien directeur général de la chaîne de télévision privée Vision 4, un média appartenant au groupe L’Anecdote, a été libéré après un garde à vue de sept jours dans les locaux du Groupement territorial de gendarmerie de Yaoundé.

Pour l’instant, les motifs de sa remise en liberté du journaliste, actée par le procureur de République près le tribunal de Première instance (TPI) de Yaoundé Centre administratif (CA) restent inconnus. Mais au lendemain de son arrestation, des voix avaient dénoncé le caractère « irrégulier » de cette arrestation faite « sans plainte, ni aucune convocation ».

Infractions

Le journaliste Christophe Bobiokono, membre de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL), avait même plaidé pour la mise en liberté du journaliste « visé par des délits n’ayant aucun caractère de flagrance ou d’urgence absolue ». De plus Ernest Obama était « en mesure de remplir toutes les conditions pour que l’enquête se poursuive alors qu’il est en liberté », soutenait celui qui siège par ailleurs comme membre du Conseil national de la communication (CNC).

Arrêté le 18 juin dernier dans le cadre d’une affaire qui l’oppose à son patron Jean Pierre Amougou Belinga, PDG du groupe L’Anecdote, Ernest Obama comparaitra donc libre. De source judiciaire, celui qui a dirigé Vision 4 entre 2015 et 2019, devra finalement répondre des infractions de diffamation, de divulgation de fausses nouvelles, de tentative d’escroquerie et de cybercriminalité, etc.

Requête polémique

Hier en début d’après-midi, Jean-Pierre Amougou Belinga a saisi par voie de correspondance le Procureur de la République près le TPI, pour lui demander « de surseoir à la procédure de placement en détention d’Ernst Obama pour des raisons humanitaires ».

« Cette sollicitation n’éteint pas l’action publique que le Ministère public doit poursuivre. Il s’agit tout simplement pour des raisons humanitaires de lui permettre de comparaître libre », précise le PDG du groupe l’Anecdote.

Au sein de l’opinion, cette saisine a provoqué une vive polémique. « Comment M Amougou Belinga fait pour savoir qu’une procédure de mise en détention est enclenchée contre l’accusé ? », a réagi un internaute. Sur la forme le ton de cette correspondance sonne comme une « quasi-injonction » du PDG du groupe l’Anecdote à qui on prête des amitiés et des influences jusqu’au sommet de la chancellerie. De source proche du dossier, il s’est agi, en réalité, une manœuvre pour ne pas perdre la face.

Baudouin Enama

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Dernière modification le vendredi, 26 juin 2020 14:33

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