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Canal 2’Or, Ngarbuh… Richard Bona fait son show sur la Toile

Canal 2’Or, Ngarbuh… Richard Bona fait son show sur la Toile

Paru le mercredi, 27 mai 2020 12:45

Richard Bona a publié le 23 mai dernier, une photo sur sa page Facebook. L’image montre un trophée des Canal 2’Or dans un carton. Il s’agit d’une récompense remise par la chaîne de télévision privée Canal 2 International visant à récompenser l’œuvre du bassiste dans la promotion de la culture camerounaise au niveau national et international.

Ce prix a été décerné à Richard Bona en 2009, dans la catégorie « Artiste ou Musicien World ». Sauf qu’une erreur s’est glissée sur l’intitulé de la catégorie, inscrite sur son trophée. Sur celui-ci, il est plutôt écrit « Musien » au lieu de « Musicien ». Une faute qui n’est pas du goût du bassiste camerounais de renom, qui fête ses 53 ans en octobre prochain.

Ngarbuh

Avec cette photo partagée plus d’un millier de fois depuis sa publication, Richard Bona continue de faire parler de lui. En mai dernier, l’artiste d’origine camerounaise avait mis en ligne son single « Ngarbuh », en hommage aux victimes civiles tuées dans cette localité de la région du Nord-Ouest dans la nuit du 13 au 14 février 2020. Non sans égratigner au passage le gouvernement qu’il accuse d’être responsable de la crise anglophone. Depuis quelques années, le natif de Minta (dans la région du Centre) s’illustre en pourfendeur du régime de Yaoundé.

Dans un post virulent le 29 octobre 2014 sur sa page Facebook, Richard Bona avait déclaré qu’il ne remettrait plus les pieds au Cameroun tant qu’on lui demande un visa d’entrée dans le pays. Il y fustigeait notamment la loi camerounaise ne reconnaissant pas la double nationalité. Selon la loi du 11 juin 1968 portant code de la nationalité camerounaise, « perd la nationalité camerounaise, le Camerounais majeur qui acquiert ou conserve volontairement une nationalité étrangère » (Article 31, alinéa a). Par conséquent, le jazzman, qui jouit notamment de la nationalité américaine, doit faire une demande de visa pour entrer au Cameroun, son pays d’origine.

Médaille

En 2015, Richard Bona (Bona Pinder Yayumayalolo à l’état civil) n’avait pas fait le déplacement pour Yaoundé pour recevoir sa médaille d’officier de l’ordre de la valeur décernée par le ministère des Arts et de la Culture (Minac). « Je viendrai en 2035, quand l’émergence aura fait son effet », avait-il dit, un brin sarcastique, lors d’une interview enregistrée à Paris et diffusée en octobre 2016 sur la radio Miango Fm (88,4) émettant à Douala.

Pourtant, lorsqu’en 2011, soit trois années avant son désamour avec les dirigeants de son pays natal, les autorités font appel à des personnalités, dont des artistes, dans le cadre de la campagne « K.O Palu » de lutte contre le paludisme, Richard Bona répond présent. Il est d’ailleurs le co-compositeur de l’hymne dédié à cette cause pour amener les populations à dormir chaque soir sous moustiquaire imprégnée à longue durée d’action (Milda).

Patricia Ngo Ngouem

Dernière modification le mercredi, 27 mai 2020 16:02

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