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Hôpital régional de Bertoua : une quinzaine de morts suite à l’arrêt du centre d’hémodialyse

Hôpital régional de Bertoua : une quinzaine de morts suite à l’arrêt du centre d’hémodialyse

Paru le vendredi, 27 novembre 2020 11:57

Depuis l’arrêt, le 6 juin 2020, du centre d’hémodialyse de l’hôpital régional de Bertoua à l’Est, des sources déplorent la mort de 15 patients souffrant d’insuffisance rénale chronique.

L’hôpital ne confirme pas ce chiffre, se contentant d’admettre, à travers le président du comité de gestion de cet établissement hospitalier, Jean Marie Dimbele Sodea : « C’est tous les jours que les malades souffrent et meurent du manque de kits ».

« Nous vivons des moments très difficiles. Les enfants sont obligés de prendre des rendez-vous auprès des hôpitaux de Yaoundé et parfois de Douala. Ce calvaire dure depuis cinq mois. Or, les spécialistes de Yaoundé et de Douala ne nous connaissent pas. Nous ne sommes pas leurs malades. Il faut parfois reprendre les examens et analyses là où nous étions avancés dans les phases de traitement », se lamente Georges Elingui, un malade.

Les responsables du centre d’hémodialyse de l’hôpital régional de Bertoua justifient cette situation par la pénurie de kits médicaux. « Nous avons arrêté les dialyses parce que nous n’avons plus de kits de dialyse. Une correspondance a à cet effet été adressé à notre hiérarchie et nos malades réorientés à Yaoundé », confie un responsable.

Sans être plus précis, il annonce pour bientôt la reprise des dialyses, après le ravitaillement en kits il y a quelques jours.

Un autre rassure : « La situation de nos malades nous préoccupe au plus haut point. Il ne faut donc pas croire qu’ils sont abandonnés. Car, quand nous avons des soucis, nous référons nos malades. Ici aussi, nous recevons des malades qui viennent de Yaoundé lorsqu’ils ont des problèmes et que nous disposons de kits ».  

En effet, aussi Yaoundé que Douala, qui concentrent la plus importante population des insuffisants rénaux, ne sont pas à l’abri des pénuries de kits.

La réception par le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, de 40 000 kits de dialyse en mai 2020 a permis de soulager la peine des patients pendant quelques mois.

En raison des récurrentes pénuries de kits, les malades ont droit à deux séances voire une seule par semaine, alors que la norme recommande trois séances. 

D.M

Lire aussi : Bertoua : le centre régional d’hémodialyse à l’arrêt depuis 5 mois

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