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Émergence des femmes à la tête des exécutifs communaux

Émergence des femmes à la tête des exécutifs communaux

Paru le vendredi, 28 février 2020 11:50

Gisèle Tsangue (photo) est le nouveau maire de la commune de Babadjou, une ville de la région de l’Ouest au Cameroun. Comme elle, plusieurs femmes ont été portées à la tête des exécutifs communaux, le 18 février dernier au cours de la première série de sessions de plein droit organisées à travers le pays.

Selon les résultats compilés par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, l’ex-députée à l’Assemblée nationale, Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya quitte l’hémicycle du Palais des verres de Ngoa-Ekelle pour s’installer à l’hôtel municipal de Foumban. Cette militante de la première heure de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) est désormais la patronne de la commune du chef-lieu du département du Noun dans la région de l’Ouest.

La représentativité du genre féminin s’est également consolidée au sein du conseil municipal d’Ebonè dans le département du Moungo dans le Littoral. Félicitée Sidiki Manon est le nouveau dépositaire des attributs de maire de cette localité. Du côté de l’arrondissement de Pouma dans le département de la Sanaga Maritime (Littoral), c’est une femme qui préside aux destinées de cette municipalité acquise aux idéaux du RDPC. Ngo Mboua Dorothée, épouse Nyodog, remplace François Soman, ancien vice-président du bureau exécutif national de l’association des maires Communes et villes unies du Cameroun (CVUC).

Dans le Nyong-et-Kellé, région du Centre, Véronique Éliane Bikay, épouse Kome, est le maire désigné par les membres du conseil municipal de la commune de Dibang pour les cinq prochaines années. Lisette Nkoue fait également partie de ces figures féminines qui font leur entrée dans le cercle des magistrats municipaux au Cameroun. Elue conseiller municipal, sous la bannière du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), lors des consultations électorales du 9 février 2020, elle est la nouvelle idylle de la localité de Baré-Bakem.

La région du Sud compte déjà quelques femmes au rang des maires élus la semaine dernière. C’est le cas de la nommée Makete Dibol qui officie désormais comme le magistrat municipal de la commune de Mintom. Elle rejoint ainsi Élise Mballa Meka qui garde son écharpe de maire de la commune Kom II, à l’issue de la session de plein droit tenue la semaine dernière.

« Aujourd’hui, avec les remontées d’informations du terrain, nous nous rendons compte qu’après la première session de plein droit, on peut se réjouir de ce que nous sommes sur la voie. Les premières tendances sont bonnes pour les femmes », a commenté Justine Diffo Tchunkam, coordonnatrice de More Women In Politics, une association qui milite pour promotion des femmes au sein des appareils politiques.

La représentativité des femmes (55% de la population) reste un défi pour le Cameroun. En 2018, aucune femme n’a pris part à l’élection présidentielle. Pour le double scrutin du 9 février, la plupart des formations politiques ont investi à peine 30% de femmes sur leurs listes. Au cours de la législature qui s’achève, on compte seules 56 femmes qui siègent à l’Assemblée nationale pour 124 hommes. Parmi les 360 maires du pays, 27 sont de sexe féminin. Et au Sénat, pour la nouvelle mandature, 26 femmes siègent pour 64 hommes.

BE

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