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Les victimes des exactions des groupes séparatistes réclament justice

Les victimes des exactions des groupes séparatistes réclament justice

Paru le vendredi, 28 février 2020 11:54

Les victimes de la crise anglophones interpellent les pays de résidence des leaders des groupes séparatistes qui sévissent dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Ces responsables séparatistes vivant à l’extérieur du Cameroun, sont accusés de faire de la propagande et de mobiliser des fonds qui servent à financer « des actes criminels » des bandes armées sécessionnistes qui « pillent, assassinent, violent et sème la terreur », soutient l’Association camerounaise des victimes du terrorisme d’Ambazonie (Cavat).

Le 21 février dernier, ce collectif des victimes était face à la presse à Yaoundé. Cette sortie avait pour objectif d’attirer l’attention des dirigeants des pays qui abritent « ces terroristes amabazoniens », afin que ces derniers soient interpellés pour « les crimes dont ils sont auteurs ou complices », a expliqué le collectif.

« Les lois contre le terrorisme en vigueur aux États-Unis, en Angleterre, en Norvège ou en Belgique, entre autres, ne sont pas appliquées contre eux (sécessionnistes, NDLR), pourtant ils doivent répondre de leurs actions devant la justice » selon Me Emmanuel Nsahlai, chef de file du pool des avocats du Cavat.

Le Cavat dit avoir « engagé des actions judiciaires et de plaidoyer » pour faire obstacle à ces pratiques qui, selon l’association, envenimeraient la crise dans la partie anglophone du pays. « Nous avons réussi, depuis un an, à bloquer une vingtaine de comptes bancaires et des comptes Cash outs, une sorte de transfert mobile d’argent, qu’on utilise pour financer les groupes armés ici (Nord-Ouest et Sud-Ouest NDLR). La loi aux États-Unis dit qu’une institution financière ne doit pas laisser ses services financer des crimes, des viols ou du terrorisme », a révélé le pool d’avocat.

L’action du Cavat aurait également permis de bloquer des pages Facebook utilisées par des militants se revendiquant du bord sécessionniste. « Nous avons des plaintes dans les tribunaux. Mais comme ce sont des plaintes au civil, cela peut aller jusqu’à 2 ans », a expliqué Me Emmanuel Nsahlai.

En 2018, le gouvernement camerounais a engagé des démarches auprès des autorités de certains pays pour qu’elles mettent un terme aux activités de soutien aux groupes « ambazonien » sur leur territoire. Dans cette liste des pays hébergeur des activistes séparatistes qui mobiliseraient l’argent « pour l’achat d’armes et le financement des activités terroristes », Yaoundé cite les États-Unis, l’Autriche, la Norvège, la Belgique, le Nigeria et l’Afrique du Sud.

BE

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