Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Examens de certification médicale : le ministre de la Santé cherche l’origine de la fuite d’épreuves

Examens de certification médicale : le ministre de la Santé cherche l’origine de la fuite d’épreuves

Paru le mercredi, 28 juillet 2021 11:45

Une enquête a été ouverte « auprès des services compétents » pour des fraudes présumées aux examens de certification dans les établissements publics et privés de formation des personnels sanitaires pour le compte de l’année 2021, annonce le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie (photo).

 Dans un communiqué publié mardi, le Minsanté, par ailleurs président du jury d’organisation desdits examens, indique que les épreuves écrites prévues du 27 au 28 juillet ont connu de « nombreuses fuites dans plusieurs régions ». En attendant que l’enquête permette d’établir les responsabilités dans cette affaire, lesdits examens sont reprogrammés du 24 au 25 août prochain, « suivant les modalités qui seront précisées dans les jours à venir ».

Cette affaire de fraude aux examens n’est pas nouvelle. L’on se rappelle que la session 2019-2020 du baccalauréat de l’enseignement général a été émaillée par la fuite d’épreuves de physique, de sciences de la vie et de la terre (SVT) et de chimie dans les séries C, D et Technologie de l’information (TI).

Les épreuves en question avaient notamment été partagées sur les réseaux sociaux, avant d’être reprogrammées par la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga. Cinq personnes ont été interpellées et placées en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé dans le cadre de cette affaire. Des soupçons de fraude ont également entaché les résultats des concours d’entrée à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) publiés le 4 octobre dernier.

Il faut préciser que la fraude à un examen officiel est considérée comme un délit sanctionné par le Code de procédure pénale. L’article 163 dispose en effet qu’« est puni d’un emprisonnement de un mois à trois ans et d’une amende de 25 000 à deux millions de francs CFA  ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui commet une fraude dans les examens ou concours dans le but d’obtenir soit l’entrée dans un service public, soit un diplôme, certificat ou titre délivré par l’État ou un service public national ou étranger ».

P.N.N

Lire aussi :

Concours d’entrée à l’Enam : vague de contestations après la publication des résultats 2020

Dernière modification le mercredi, 28 juillet 2021 11:47

● E-Arnaques


● Fact Cheking




A la rencontre de Jean David Nkot, artiste plasticien (part 1)

 

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes

Please publish modules in offcanvas position.