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Affaire Bopda : la ministre Abena ONDOA signe la première sortie du gouvernement, après des dénonciations anonymes

Affaire Bopda : la ministre Abena ONDOA signe la première sortie du gouvernement, après des dénonciations anonymes

Paru le lundi, 29 janvier 2024 08:03

La ministre de la Promotion de la femme et de la Famille (Minproff) s’est fendue d’un communiqué, le 26 janvier dernier, une dizaine de jours après les premières dénonciations sous anonymat d’un présumé agresseur sexuel à Douala. Dans cette sortie, la ministre Marie-Thérèse Abena ONDOA (photo) dit se réjouir de voir les autorités judiciaires se saisir de l’affaire aux fins d’ouverture d’une enquête. Ceci, « en vue d’établir la matérialité des faits dans une cause mettant en relief, une fois de plus, voire de trop, la question des violences contre les femmes et les enfants ».

En attendant que la justice donne suite, la ministre propose l’assistance de son administration aux plaignantes, notamment par l’écoute et l’accompagnement psychosocial. Par la même occasion elle encourage « toutes les victimes à briser le silence pour rompre la chaîne de la violence et fournir aux autorités judiciaires les éléments nécessaires à la conduite des procédures destinées à établir la matérialité des faits ».

Le communiqué de la ministre Abena ONDOA est la première sortie officielle d’un membre du gouvernement sur l’affaire Bopda qui défraie la chronique, notamment sur les réseaux sociaux.

Sur la Toile en effet, les internautes s’étonnent du silence et de l’inaction du gouvernement après une centaine de dénonciations anonymes ciblant le fils d’un opérateur économique, très connu dans le milieu de la jet-set doualaise.

L’homme est accusé d’agressions sexuelles, séquestrations, viol, harcèlement et menaces avec arme à feu. « Plus grave, certaines plaignantes ont évoqué le fait que le susnommé serait infecté par le VIH Sida et s’emploierait à le propager tant chez la gent féminine que chez des enfants, notamment les petits garçons », relève la ministre Abena ONDOA.

Pour l’heure, les autorités judiciaires pointent l’absence de plaintes qui entravent l’ouverture d’une instruction. De leur côté, des avocats soulignent que l’article 135 du code procédure pénale qui est suffisant pour enclencher une procédure judiciaire. Cet article commande que « lorsqu'une déclaration écrite ou verbale émane de la partie lésée par l'infraction, elle est qualifiée de plainte ».

A l’exception de la ministre de la Femme et de la Famille, aucune autre autorité ne s’est officiellement prononcée sur cette affaire.

L.A.

Lire aussi : Affaire Bopda : une bataille juridique en perspective

Dernière modification le lundi, 29 janvier 2024 14:08

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