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Crise anglophone : un enseignant décapité par des sécessionnistes à Bamenda

Crise anglophone : un enseignant décapité par des sécessionnistes à Bamenda

Paru le jeudi, 29 octobre 2020 12:34

La communauté éducative porte à nouveau le deuil. Le nommé Keafon Luciano Sunjo, inspecteur pédagogique d’économie dans la région du Nord-Ouest, a été froidement assassiné à Bamenda, dans la nuit du 27 octobre 2020. Selon un communiqué publié ce 28 octobre par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, ce meurtre a été commis par « des individus armés non identifiés ».

Mais des sources sécuritaires attribuent ce crime aux milices d’inspirations séparatiste qui sèment la terreur dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NoSo) en crise depuis 2016. Pour l’instant le porte-parole du gouvernement informe que «des recherches actives se poursuivent en vue de la mise aux arrêts des auteurs de cet assassinat».

Dans les régions anglophones du Cameroun, œuvrer pour l’éducation est devenu une activité à haut risque. Des enseignants et des élèves sont régulièrement enlevés, torturés et assassinés par les milices armées. D’autres, plus chanceux, ne sont libérés qu’après le versement d’une rançon.

Depuis la rentrée des classes du 5 octobre dernier, au moins une dizaine d’enseignants ont déjà été enlevés dans le Nord-Ouest. D’après Jack Bessala, le président du Collectif des enseignants indignés qui avance ces statistiques, plusieurs personnes détenues en captivité aujourd’hui ont été enlevées alors qu’elles se trouvaient dans leurs établissements respectifs.

Cette escalade de violence vis-à-vis de la communauté éducative a franchi un nouveau cap le 24 octobre dernier à Fiango par Kumba avec le massacre de sept écoliers âgés de 9 à 12 ans dans une salle de classe du complexe scolaire Mother Francisca International Bilingual Academy.

Jusqu’à l’année scolaire passée, 4400 écoles étaient fermées au NoSo et plus de 600 000 enfants y sont privés d’éducation d’après le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Et ceci du fait du climat de terreur imposé dans cette partie du pays.

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