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Santé : le Cameroun réduit de 75% le coût du traitement de l’hépatite C

Santé : le Cameroun réduit de 75% le coût du traitement de l’hépatite C

Paru le jeudi, 29 octobre 2020 16:34

Il faudra désormais débourser 25 000 FCFA au lieu de 100 000 FCFA pour avoir le traitement de l’hépatite C au Cameroun. Le nouveau prix vient d’être fixé par le gouvernement à travers le ministère de la Santé publique.

En effet dans un communiqué signé ce 27 octobre 2020, l’autorité tutélaire du secteur de la santé ordonne de réduire de 75%, le coût du protocole de traitement de l’hépatite virale C à base de Sofosbuvir + Velpastavir 400/100 mg. Selon le Minsanté, ces nouveaux traitements oraux et schémas thérapeutiques peuvent permettre d’atteindre des taux de guérison supérieurs à 90% pour l’hépatite C.

D’ici 2021, le gouvernement camerounais projette de faciliter l’accès au diagnostic et au traitement à 90% des patients souffrant des hépatites. L’engagement de la communauté internationale à travers sa stratégie mondiale sur l’hépatite virale à laquelle le Cameroun a souscrit, est d’éliminer d’ici 2030, l’hépatite virale en tant que menace grave pour la santé publique.

Selon les statistiques officielles, le Cameroun enregistre environ 9500 décès causés des hépatites virales de type B et C. Avec une prévalence de 8,3% pour l’hépatite B et 13% pour l’hépatite C, le pays est classé parmi les plus touchés par cette maladie au monde.

La région du Centre a la prévalence régionale la plus élevée, avec 2,4% contre 0,4% pour le Sud-Ouest qui présente le niveau de prévalence le plus bas du pays. Selon l’Enquête démographique de Santé (EDS) 2011, la tranche d’âge la plus affectée est celle comprise entre 55 et 59 ans, avec un taux de prévalence de 6,7%.

Selon les détails donnés par les autorités sanitaires, le nouveau prix des traitements est d’application obligatoire et immédiate dans les 14 Centres de traitements agréés (CTA) et Centres de dispensations (CD). Ceux-ci devront sensibiliser les patients sur cette démarche et « se rassurer d’avoir un consentement écrit de tout patient adhérant », indique-t-on.

Baudouin Enama

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