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Au Cameroun, l’Unicef expérimente les chorales comme moyen de lutte contre la violence en milieu scolaire

Au Cameroun, l’Unicef expérimente les chorales comme moyen de lutte contre la violence en milieu scolaire

Paru le mercredi, 31 janvier 2024 02:51

La ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Nalova Lyonga, a présidé, le 24 janvier dernier au Lycée bilingue d’application de Yaoundé, le lancement de la phase pilote d’un programme musical dans les écoles. Le programme est initié par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et bénéficie d’un appui financier de l’ambassade d’Espagne au Cameroun. « La musique a ce pouvoir d’apporter la cohésion sociale. Elle adoucit les mœurs. Grâce à l’apport de l’ambassade d’Espagne, en l’espace de quelques mois, il y a déjà une chorale. On a déjà un petit groupe qui fait de la musique. Nous espérons qu’il y ait une chorale et de la musique dans toutes les écoles », a déclaré Nadine Perrault, la représentante de l’Unicef au Cameroun.

Ce programme de chorales dans les écoles, baptisé « Je suis musique », vise à contribuer à l’autonomisation, à l’action et à la participation des enfants et adolescents dans les établissements scolaires, apprend-on. L’objectif recherché est non seulement de montrer l’importance de la formation musicale aux élèves, mais aussi et surtout de promouvoir le 4e art comme un outil de lutte contre la violence en milieu scolaire. « Le chant inspire des valeurs morales très élevées. Au Cameroun où nous avons beaucoup de problèmes avec le langage de la haine, la musique devrait être l’un des moyens d’inspirer nos enfants à vivre ensemble pacifiquement », justifie la ministre. L’initiative, selon l’Unicef, sera élargie à long terme à un programme d’orchestre et des cours de musique scolaires et des programmes parascolaires pour les adolescents non scolarisés.

Le lancement de ce programme intervient dans un contexte où la violence en milieu scolaire a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Cameroun. Entre 2018 et 2022, onze faits « majeurs » de violence, c’est-à-dire ayant conduit à la mort, ont été enregistrés dans les établissements scolaires du pays, selon les données du Minesec. Les autorités multiplient les initiatives, souvent avec l’aide des partenaires, pour éviter cette culture de la violence qui n’a pas lieu d’être ni à l’école ni ailleurs.

 P.N.N

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