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Un proche collaborateur et membre du parti du ministre de la Communication, Issa Tchiroma, serait aux arrêts

Un proche collaborateur et membre du parti du ministre de la Communication, Issa Tchiroma, serait aux arrêts

La réponse est :
Paru le vendredi, 03 février 2017 06:09

Selon des messages qui circulent sur les réseaux sociaux, il s’agirait de M. Mawele, sous-directeur de la Solde et du personnel du ministère de la Communication et par ailleurs président régional du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).

« Le nommé Mawele, professeur des lycées en espagnol et sous-directeur de la solde et du personnel au Mincom [ministère de la Communication] séjourne à la prison de Kondengui depuis quelques jours en compagnie de six informaticiens issus du Mincom, Cenadi [Centre national de développement de l’informatique] et du Minfi [ministère des Finances]». Ce message circule sur les réseaux sociaux depuis le31 janvier 2017 et fait l’objet de beaucoup de commentaires. La majorité de personnes qui réagissent doutent de la véracité de cette information.

Après vérification, stopblablacam.com est à même de certifier que M. Mawelé a été bel et bien interpellé en décembre 2016 dans son bureau, à Yaoundé, par les éléments de la Sécurité militaire (Semil).

Il est effectivement, l'un des pères fondateurs du Front pour le salut national du Cameroun (Fnsc), le parti du ministre de la Communication, Issa Tchiroma.

M. Mawele serait mêlé à une affaire de trafic de matricules et de primes indus de militaires, trivialement appelé au Cameroun « Mboma ». Il s'agit concrètement de plusieurs primes qui se retrouvent dans les salaires des militaires sans qu'on en voie la logique. Un lieutenant d'armée, par exemple, par un mécanisme d'ajout de primes indus qui touche normalement 300 000 FCFA peut se retrouver avec des revenus d’un montant de 1,7 million de FCFA tous les mois, ainsi de suite.

Des sources judiciaires parlent de près de 850 matricules de militaires ainsi trafiqués dans le cadre de l'affaire Mawele. Soit, un montant de 1,8 milliard de FCFA. L'affaire est désormais pendante au tribunal militaire.

Sylvain Andzongo

Dernière modification le vendredi, 03 février 2017 06:13

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