Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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A la suite du communiqué du gouverneur de la région du Centre, en date du 15 octobre 2020, portant suspension des activités de placements financiers douteux de Mekit Invest, la structure vient de publier un communiqué annonçant qu’elle procèdera au remboursement des investissements des souscripteurs à partir du 22 octobre 2020, dans la ville de Yaoundé. Les remboursements vont s’effectuer par vagues jusqu’au 19 décembre 2020.

« Les investisseurs seront individuellement informés par voie de SMS ou de presse des jours et date auxquels ils devront se présenter auprès de Mekit Invest pour remboursement. Par ailleurs, les investisseurs concernés par ces remboursements sont ceux inscrits sur la période allant du 3 août au 14 octobre 2020 », indique l’entreprise. Elle précise que toute personne ayant souscrit avant cette période est à ce jour rentrée dans son investissement et par conséquent, n’est pas concernée par ladite opération.

L’une des activités de Mekit Invest consistait à faire du trading des crypto-valeurs. L’entreprise proposait aux souscripteurs d’investir des sommes d’argent qu’il rémunérait à des taux allant jusqu’à 15% par semaines sur une période de 90 semaines. Certaines sources parlent d’environ 10 000 souscripteurs enrôlés dans les villes de Yaoundé et de Douala pour une mobilisation totale chiffrée à plusieurs milliards de FCFA.

Seulement, cette organisation fondée par le nommé Jean Calvin Mebenga ne dispose pas d’un agrément de la Commission de surveillance des marchés financiers (Cosumaf). Le gendarme financier a d’ailleurs cité, le 21 octobre 2020, Mekit Invest dans une liste de 14 produits financiers dont il faut se méfier au Cameroun parce qu’exerçant dans l’illégalité.

Sylvain Andzongo

Publié dans ECONOMIE

Les activités de la structure dénommée « Mekit Invest » sont désormais suspendues. C’est la quintessence d’une décision rendue publique ce 15 octobre 2020 par le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea. À Yaoundé, l’affaire fait grand bruit et suscite l’inquiétude des populations. Car de nombreuses personnes ont confié d’importantes sommes d’argent au groupe Mekit constitué de Mekit Assurances, Mekit Agro Business, Mekit Sport Entertainment, Mekit BTP, Mekit Beauty Centern et de la chaine de radio Mekit FM, basée à Yaoundé.

En effet, l’une des activités de Mekit Invest consistait à faire du trading des crypto-valeurs, en d’autres termes la vente et l’achat des crypto-monnaies en bourse. Mais l’organisation fondée par le nommé Jean Calvin Mebenga, qui ne disposerait pas d’un agrément de la Commission de surveillance des marchés financiers (Cosumaf), est soupçonnée d’exercer en toute illégalité.

Concrètement, Mekit Invest proposait aux souscripteurs d’investir des sommes d’argent qu’il rémunérait à des taux allant jusqu’à 15% par semaines sur une période de 21 mois (90 semaines). Les souscripteurs avaient ainsi la possibilité de choisir parmi les multiples packs proposés par l’entreprise. Appâtés par ces gains mirobolants, des milliers de personnes auraient été embarqués dans cette aventure. Certaines sources parlent d’environ 10 000 souscripteurs enrôlés dans les villes de Yaoundé et de Douala pour une mobilisation totale chiffrée à plusieurs milliards de FCFA. Mais ce chiffre est difficilement vérifiable.

Depuis quelques semaines, l’affaire a pris une tournure inquiétante. L’entreprise peine désormais à s’acquitter du versement des intérêts hebdomadaires dus aux souscripteurs. « Les investisseurs accumulent jusqu’à 6 semaines de non-paiement et lorsqu’ils ont une chance d’être payés c’est 1/6, parfois 2/6 dans le meilleur des cas », témoigne un adhérent, dépité.

En pleine controverse, le groupe a récemment tenté de rassurer ses partenaires, à travers des messages envoyés à ses adhérents pour annoncer la fin des difficultés. « Mekit Invest informe sa clientèle que les perturbations finissent le 15 octobre 2020 et paiera les montants cumulés non perçus. Créez un compte YUP pour paiement », informe-t-il. Mais c’était sans compter sur la sortie de l’autorité administrative qui s’est désormais saisie de l’affaire.

À Douala, la structure Africa’lif au fonctionnement quasi-similaire vient de fermer boutique emportant l’épargne de plus de 1000 Camerounais. Les sommes investies par chacun des souscripteurs dans cette entreprise, qui prétendait faire du trading, oscillent entre 300 000 FCFA et 6 millions de FCFA.

Ces deux cas d’escroquerie s’ajoutent au scandale de la Mission d’intégration et de développement pour l’Afrique (Mida) dont les activités ont été suspendues en avril 2018, après avoir floué des milliers de souscripteurs. Et si les promoteurs sont écroués à la prison centrale de Kondengui-Yaoundé, les victimes elles n’ont jamais récupéré la totalité de leurs fonds.

BE

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