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Dans les villages de la CAN, le « bouillon de Tchita » réchauffe les supporters

Dans les villages de la CAN, le « bouillon de Tchita » réchauffe les supporters

Paru le mardi, 11 janvier 2022 19:12

Depuis le début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Tatiane Thiguia, promotrice du « Bouillon de Tchita » a délocalisé son entreprise. La jeune entrepreneure à quasiment abandonné son site de Biyem Assi pour installer ses nouveaux quartiers au village de la CAN du Club France à Efoulan dans la capitale.

Cette décision, Tatiane n’a pas hésité à la prendre. « La CAN est une opportunité de faire des affaires et faire connaître mes produits. Il faut savoir que le football et le bouillon se marient très bien. Le mariage est tellement parfait au point où le bouillon est devenu au Cameroun le repas principal après les 2-0 (match de football amateur pratiqué généralement les weekend, NDLR) », motive-t-elle.

Au Bouillon de Tchita la matière première c’est la viande de bœuf. Pattes, jarret, tripes, ... Tatiane transforme tout en bouillon dans sa cuisine, avant de se rentre dans son stand.

En s’installant au Village de la CAN, Tatiane a presque doublé ses ventes « avant je vendais en moyenne 60 à 80 plats la semaine, mais ici je suis à 20-25 plats en moyenne la journée en raison de 1000 FCFA le plat ». Une belle entame qui a forcé l’entrepreneure à recruter. Pour les besoins de son entreprise, elle vient de lancer un appel pour le recrutement d’un employé payé à la journée de travail.

Aujourd’hui, le Bouillon de Tchita construit sa notoriété sur les réseaux sociaux. Notamment à travers Facebook où il compte une communauté de près de 1 300 personnes. Et pourtant en mai 2021 quand elle lançait son projet, Tatiane ne s’imaginait pas un tel succès. « Je n’avais que mon expertise et un financement issu d’une collecte auprès de mes copines. Et c’est tout ».

Avant la fin de la compétition, Tatiane ambitionne d’agrandir son affaire dans plusieurs autres sites de supporters notamment dans les stades de Yaoundé. Mais avant elle devra batailler pour obtenir des stands. « Dans les Fan zones et dans les villages de la CAN, les stands sont payants et ce n’est pas souvent facile pour des petits business comme le nôtre d’avoir une bonne place », regrette-t-elle.

Vanessa Ngono Atangana

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