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Incident du TPI de Bonanjo : des avocats visés par une enquête judiciaire

Incident du TPI de Bonanjo : des avocats visés par une enquête judiciaire

Paru le vendredi, 20 novembre 2020 14:22

Me Richard Tamfu et Me Armel Tchuemegne, deux avocats inscrits au Barreau du Cameroun sont aux arrêts à Douala. Ils sont placés en garde à vue depuis le mercredi 18 novembre à la direction régionale de la police judiciaire pour le Littoral, informe une source policière.

Les deux avocats interpellés font l’objet d’une procédure judiciaire pour des faits présumés « d'outrage à magistrat, de troubles du service et destruction ». Des actes qui auraient été commis le 10 novembre dernier pendant les échauffourées survenues au tribunal de Première instance (TPI) de Douala-Bonanjo, où des policiers sont intervenus à coup de matraque et de gaz lacrymogène pour déloger des avocats qui manifestaient pour réclamer la libération de deux de leurs confrères. Plusieurs avocats avaient été blessés au cours de cette intervention musclée de la police.

Pour la défense de leurs confrères, un collectif d’avocats a été mis en place. Dans la journée d’hier 19 novembre, certains membres dudit collectif ont rencontré Me Tamfu dans son lieu de détention. « Me Tamfu a été interpellé mercredi sans mandat », a déclaré Me Désiré Sikati, responsable du collectif qui réclame la « libération immédiate » des deux avocats détenus jusqu’à hier soir.

Mais d’autres interpellations sont annoncées dans le cadre de cette affaire qui fait les choux gras au sein du landerneau judiciaire. « La police passe dans les cabinets d’avocats depuis ce matin (jeudi dernier : ndlr) pour intérroger des avocats qu’ils suspectent d’avoir joué un rôle actif dans la scène qui s’est produite la semaine dernière au TPI de Bonanjo », révèle Me Sikati. Selon nos confrères du quotidien Le Jour, cette enquête concerne en moyenne une trentaine d’avocats.

Lors d’un point de presse donné hier à Yaoundé, le bâtonnier par intérim du Barreau du Cameroun, Me Claire Atangana Bikouna a regretté la survenue de ces nouveaux événements au moment où l’Ordre prépare les obsèques de Me Charles Tchakoute Patie, décédé en plein exercice de son mandat de bâtonnier. « Nous portons le deuil de notre bâtonnier. Est-ce trop demander de nous laisser l’enterrer paisiblement ? Si des procédures doivent être engagées, qu’elles le soient légalement », s’est indignée la patronne intérimaire de l’Ordre des avocats.

Toujours en rapport avec l’incident du 10 novembre qui a fait des blessés dans les rangs des avocats, l’Ordre des avocats s’est réuni le 13 novembre dernier.

Il a demandé la libération provisoire des avocats interpellés et placés en détention provisoire. Le bâtonnier a par ailleurs appelé les avocats au calme et à la retenue. Une réunion du Conseil de l’Ordre des avocats est également annoncée pour le 1er décembre prochain.

Il s’agira d’examiner les résultats des enquêtes déontologiques ouvertes au sujet des avocats incriminés et les rapports entre avocats et magistrats.

Baudouin Enama

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