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Hôpital central de Yaoundé : le ministre de la Santé instruit une enquête suite à des soupçons de trafic d’organes

Hôpital central de Yaoundé : le ministre de la Santé instruit une enquête suite à des soupçons de trafic d’organes

Paru le lundi, 27 septembre 2021 16:05

Le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, annonce l’ouverture d’une enquête à l’Hôpital central de Yaoundé (HCY). « Suite à l’incident survenu ce 24/09/2021 à l’HCY, je viens d’instruire une enquête pour établir les responsabilités dans cette affaire », a déclaré le Minsanté ce dimanche sur Twitter.

Cette enquête fait suite à des soupçons de trafic d'organes dans cet établissement hospitalier. Vendredi, des proches d’un patient décédé ont fait irruption à l’HCY, accusant le personnel médical d’avoir prélevé illégalement des organes sur leur parent.

La découverte aurait été faite le jour de la veillée, affirme, dans une vidéo sur Facebook, un homme qui se présente comme le frère aîné du défunt. Selon ce dernier, qui s’exprime hors caméra, un de ses frères et lui avaient décidé de déshabiller le défunt pour « voir l’état du corps sans ses bandages ». La famille parle aujourd’hui de « mort suspecte » et exige des réponses. Dans un communiqué vendredi, le directeur de l’HCY, Pr Pierre Joseph Fouda, reconnaît que la victime âgée de 22 ans a été reçue aux urgences le 10 septembre dernier «pour plaie pénétrante au niveau de la fosse lombaire gauche».

En langage courant, le patient était blessé au flanc. Ce qui nécessitait une opération pour apprécier et réparer les dégâts internes, apprend-on. « Malheureusement, le malade sort contre avis médical malgré toutes les explications sur les risques encourus », écrit Pr Fouda. Selon le directeur de l’HCY, le patient est revenu quatre jours plus tard (le 14 septembre) présentant des signes d’une grave infection abdominale et a été opéré. Les trouvailles opératoires étaient une plaie de l’intestin et des selles dans la cavité abdominale. Les médecins ont coupé l’intestin atteint et l'ont raccordé à la peau mais « le patient est décédé dans un tableau de sepsis généralisé », peut-on lire dans le document.

En clair, la victime est décédée du fait de l’infection. Le document ne dit à aucun moment que des organes ont été prélevés au cours de cette opération. Cette affaire remet au goût du jour la problématique du trafic d’organes dans les hôpitaux au Cameroun. En 2012, une histoire du genre avait fait grand-bruit à l’Hôpital Laquintinie à Douala. Une enquête avait été ouverte et quatre agents de l’Etat du service « Anatomopathologie » dudit hôpital avaient été révoqués de la Fonction publique pour « faute lourde ». Pour lutter contre ce phénomène, le ministre de la Santé publique de l’époque, André Mama Fouda, avait annoncé le renforcement des contrôles dans toutes les morgues du pays.

P.N.N

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