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Enlevé le 22 mai par des séparatistes, un prêtre du diocèse de Manfé libéré

Enlevé le 22 mai par des séparatistes, un prêtre du diocèse de Manfé libéré

Paru le jeudi, 03 juin 2021 17:09

Après avoir passé 10 jours en captivité, Christopher Eboka (au centre), prêtre du diocèse de Mamfé, dans le Sud-Ouest, a été libéré le 1er juin. Le prélat avait été enlevé le 22 mai dernier par les séparatistes alors qu’il effectuait une tournée dans le cadre de la célébration de la Pentecôte.     

« Je vous dis toujours que la prière est notre seule arme. Sans la prière, nous ne sommes rien. Dieu nous a montré le signe après neuf jours de prière intense, c’est-à-dire une neuvaine complète. Après ces neuf jours de prière, le Seigneur l’a fait pour nous », a expliqué le père Eboka à ses ouailles après sa libération.

Pour l’instant aucune information n’a été donnée sur les circonstances de sa libération. Mais l’on se souvient que l’Église catholique avait dans un communiqué annoncé avoir entrepris des démarches pour la libération du prélat.  

Un communiqué attribué aux séparatistes a fait savoir que Christopher Eboka a été kidnappé pour répondre du « jeu trouble » de l’Église catholique dans le conflit. L’homme d’Église et son institution sont accusés par les séparatistes de mener une campagne en vue de convaincre les combattants à déposer les armes. « Cette arrestation est un message que nous volons envoyer à l’Église catholique pour lui demander de revoir sa position », lit-on dans le communiqué.

En réalité, l’Église est entre le marteau et l’enclume. « Il arrive que les séparatistes nous accusent d’être proches du gouvernement et que le gouvernement aussi nous accuse d’être proches des séparatistes », expliquait Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda, dans une interview publiée en janvier par le journal catholique La Croix Africa.

Entre meurtres et enlèvements, l’Église paie un lourd tribut. Trois décès déjà enregistrés. D’abord le père Alexandre Sob Nougi assassiné le 20 juillet 2018, ensuite Gérard Anjiangwe, séminariste du diocèse de Bamenda, tué le 4 août de la même année, et enfin le père Cosmas Omboto Ondari, un missionnaire kényan, mort en novembre 2018. Les enlèvements se comptent aujourd’hui par dizaines. Le plus médiatisé d’entre eux fut celui du défunt cardinal Christian Tumi, au mois de janvier dernier.

Vanessa Ngono Atangana

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