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Délivrance de la CNI : la Police nationale peine à calmer les réseaux sociaux

Délivrance de la CNI : la Police nationale peine à calmer les réseaux sociaux

Paru le lundi, 11 janvier 2021 14:09

La capacité journalière de production des Cartes nationales d’identité (CNI) du Cameroun passera de 10 000 unités à 15 000 unités. Ce sera à la faveur de la mise en service du Centre secondaire de Garoua dans la région Nord, a annoncé vendredi le Délégué général à la Sûreté nationale (DGSN), patron de la Police.

Cette infrastructure permettra de faire face au « ralentissement » « aux difficultés techniques, aux procédures et à la livraison du matériel ». Dans un communiqué publié vendredi dernier, le patron de la police camerounaise a réagi à la campagne de revendication baptisée #JEVEUXMACNI qui irradie les réseaux sociaux depuis plus d’une semaine.

A travers cette initiative ayant pour tête de file Anne Féconde Noah, cadre du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), les internautes s’insurgent contre les délais d’attente des CNI devenus « anormalement longs ». Alors que le délai d’attente réglementaire est de l’ordre de trois mois, certaines personnes attendent en vain depuis 24 mois que cette pièce leur soit délivrée.

Pour le DGSN Martin Mbarga Nguele, « Il n’y a pas lieu de tenter quelque manœuvre de récupération, de manipulation politique ou vouloir susciter des comportements anti patriote au sein de la société », prévient-il. A l’en croire, il faut relativiser le phénomène tant il est vrai qu’à date 245 000 CNI sont en souffrance dans différents commissariats à travers le pays.

Pis, le membre du gouvernement indexe les pratiques de fraude de certains citoyens rendus coupables « de double, voire triple et quadruple identité et autres usurpations ». Une situation qui concerne jusqu’à 3 millions de Camerounais.

« Malheureusement les détenteurs de ces multiples identités refusent de faire valider leur identification authentique, car ayant développé d’autres avantages avec leurs multiples identités », explique le patron de la police.

Malgré la sortie de Martin Mbarga Nguele les internautes n’abdiquent pas. Bien au contraire, cette communication semble avoir relancé le débat. Sur Facebook comme sur Twitter des réactions et débats restent vifs sur le sujet. « On peut dépasser le "blocage" de la double identité au Cameroun. Demandons aux intéressés de choisir une fois pour toutes ! », a par exemple contre-attaqué Cabral Libii président national du PCRN sur son compte Twitter.

Dans une vidéo sur Facebok Live, Anne Féconde Noah, qui salue la réaction de la DGSN, s’est montrée pourtant insatisfaite. « Nous restons inquiets quant au contenu du message qui a été véhiculé », a-t-elle déclaré à la suite du communiqué du DGSN. Ajoutant que « la campagne va continuer parce que beaucoup de points de cette adresse ne rassurent pas les citoyens. J’apprécie que le DGSN ait reconnu des dysfonctionnements dans la production (…) Je me serais attendue qu’il s’arrête là parce que c’est en réalité de cela que notre campagne traite ».

B.E

Dernière modification le lundi, 11 janvier 2021 15:08

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