Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Oui, presque tous les temples d’Ebolowa sont fermés

Oui, presque tous les temples d’Ebolowa sont fermés

La réponse est :
Paru le mardi, 19 juin 2018 15:59

Il se lit et se raconte que les lieux de culte de l’Eglise presbytérienne sont sous scellés depuis trois mois dans cette partie du pays. Vrai ? 

Depuis mars 2018, les fidèles de l’Eglise presbytérienne d’Ebolowa font leur culte à l’air libre ou dans des lieux peu orthodoxes, telles que des salles de fêtes. C’est que, presque tous les temples de cette ville de la région du Sud sont scellés ; à l’exception de quelques sites en zones rurales et sans grand enjeu. 

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Deux journalistes résidant dans cette ville nous expliquent l’origine de ce problème qui commence à durer. On apprend d’eux qu’en 2016, l’Assemblée générale de l’Eglise presbytérienne du Cameroun (instance faitière) décide de scinder le « Consistoire Ntem » en trois.

Une décision qui ne réjouit pas une partie du consistoire en question, y compris son modérateur (sorte de superviseur), Chapelain Mimbé. Dans les colonnes du journal Le jour en mars dernier, ce dernier déclare : «L’église centrale a pris la résolution de diviser notre consistoire en trois : sans se soucier de ce que disent les textes, ça veut dire commencer à la base. La décision est seulement tombée de l’assemblée générale, ce qui est anticonstitutionnel […]».

Tribunal

Ce qui créera de fait deux camps. Lesquels se retrouvent au tribunal de première instance, puis à la cour d’appel. A chaque fois, le juge tranche en faveur de ceux qui sont pour l’éclatement du Consistoire en trois. Mais l’équipe perdante, ayant plus de pasteurs et de fidèles, n’est pas prête à capituler. Ce qui donne suite à de fréquentes mises sous scellés depuis 2016. Mais depuis mars 2018, le statu quo et les scellés s’éternisent.

Entretemps, les portes du temple d’Ebolowa-Ville ont été arrachées par les fidèles, fatigués de participer à des cultes à l’air libre. Le temple de la paroisse d’Elat, où naquit l’Église presbytérienne au Cameroun dans les années 1830, reste tout aussi scellé. « Il y a toujours eu des problèmes à Elat », déplore une protestante sexagénaire, avec lassitude. Le nœud de tout cet imbroglio serait d’ordre financier et une guerre de pouvoir…

Monique Ngo Mayag

Dernière modification le mardi, 19 juin 2018 16:09

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