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Oui, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration a déjà récupéré des ex-combattants

Oui, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration a déjà récupéré des ex-combattants

Paru le lundi, 06 janvier 2020 14:12

Le gouvernement camerounais a déjà pu réinstaller au moins une soixantaine de belligérants dans les régions anglophones du pays et à l’Extrême-Nord.

Depuis sa création le 30 novembre 2018, le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr) au Cameroun essuie des polémiques du genre : il n’y a pas de résultats ; aucun ex-combattant n’a été récupéré dans les régions anglophones du Cameroun (Nord-ouest et Sud-ouest) ou dans l’Extrême-Nord. C’est une polémique vaine.

En effet, dans une interview publiée dans la presse locale ce 06 janvier 2020, Fai Yengo Francis, coordinateur du Cnddr apporte les éclairages selon lesquels, depuis 2018, au moins 68 ex-combattants ont été récupérés et réinstallés. « Avant la réinstallation des 68 ex-combattants, nous avions environ 150 des ex-combattants dans les centres de Bamenda et Buea, 80 et 70 respectivement. Nous en avons environ 122 à Mora. Lorsque vous effectuez les calculs, vous voyez que nous n'avons pris qu'une partie de ses ex-combattants», explique Fai Yengo Francis.

Il ajoute que, d'autres initiatives de l'État pour récupérer des ex-combattants auront lieu en ce mois de janvier en cours. « On peut donc passer de 68 à une centaine d'anciens combattants en cours de réinstallation. Progressivement, nous continuerons de les réinstaller à mesure que les opportunités se présenteront. Les chiffres que nous avons dans les centres sont donc connus, mais ils ne sont pas fixes. Je pense qu'ils vont évoluer dans les prochains jours », précise  M. Fai Yengo.

Le Cnddr a pour mission d’organiser, d’encadrer et de gérer les combattants désireux de déposer les armes, notamment à l’Extrême-Nord où sévit Boko Haram et dans les deux régions anglophones du pays (Nord-Ouest et Sud-Ouest) en crise depuis octobre 2016.

Sylvain Andzongo

Dernière modification le lundi, 06 janvier 2020 14:13

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