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Le Camercap voit en le Coronavirus une opportunité pour reformer l’économique

Le Camercap voit en le Coronavirus une opportunité pour reformer l’économique

Paru le jeudi, 02 avril 2020 19:25

« Impact du Covid-19 sur l’économie camerounaise. Confinement ou protectionnisme : au-delà de l’urgence, une opportunité pour réaliser la rupture de notre modèle économique ». C’est le titre d’une note d’analyse que vient de produire Barnabé Okouda, le directeur exécutif du Centre d’analyses et de recherche sur les politiques économiques et sociales (Camercap), un think-tank apparenté au gouvernement camerounais.

Camercap voit en le Coronavirus une opportunité pour le Cameroun de rompre avec son modèle économique. « Dans le domaine de l’éducation/formation, il est plus qu’opportun d’étendre la pratique (complémentaire ou alternative) de l’enseignement à distance et du e-learning à l’ensemble du système éducatif, tant en milieu urbain et que rural et à tous les niveaux de la maternelle au supérieur. Cela va exiger de reformer/reformater les modules d’enseignement par une mise à niveau des formateurs pour les orienter à développer la nouvelle approche à distance en plus de la présentielle par des outils TIC », indique Barnabé Okouda.

Pour lui, en ce qui concerne la santé, l’assistance sociale, le commerce et la distribution, le numérique devrait rentrer comme un input de base et une nécessité pour leur développement. Pour l’administration et le secteur de production des services, Camercap pense qu’il faut s’organiser pour promouvoir le télétravail. « Mais de la déclaration à la pratique, il faut oser la rupture. Et cela a un coût, pas seulement financier, mais surtout stratégique et politique. Car il faudra faire des choix et les assumer », souligne M. Okouda.

Il ajoute qu’il faudra universaliser l’accès à l’électricité tout en réduisant les coûts d’accès à l’internet au Cameroun. Il pense que la redynamisation de la Camtel doit servir à cet effet. Car il ne s’agira pas seulement de l’enseignement supérieur, mais de tout le système éducatif du pays avec une population majoritairement jeune. 

À en croire le directeur exécutif, du fait d’un nivellement vers le bas du niveau des importations pendant la crise, les pays comme le Cameroun devrait veiller à ne plus importer tout et rien. « C’est une occasion de réaliser la rupture de notre modèle économique par une transformation structurelle radicale », conclut M. Okouda.

S.A.

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