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L’incident de Ngarbuh au cœur de l’audience entre Paul Biya et l’ambassadeur de France au Cameroun

L’incident de Ngarbuh au cœur de l’audience entre Paul Biya et l’ambassadeur de France au Cameroun

Paru le vendredi, 06 mars 2020 14:05

L’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, a été reçu en audience, le 5 mars 2020, par le président camerounais Paul Biya.

La rencontre qui avait pour cadre le palais de l’Unité de Yaoundé a été une « occasion pour les deux parties de réaffirmer l’excellence des relations entre Yaoundé et Paris », selon une note d’information publiée sur le site de la présidence camerounaise.

Pour le plénipotentiaire français l’audience avec le président Paul Biya s’inscrit dans « le prolongement des échanges entre les deux chefs d’État [Paul Bya et Emmanuel Macron] lors de leur entretien téléphonique, il y a quelques jours », a-t-il déclaré devant la presse.

Selon le diplomate français, trois sujets ont été abordés au cours de cette audience. D’abord, l’évolution de la situation politique au Cameroun après les élections législatives et municipales du 9 février 2020. Ensuite, la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise depuis 2016.

À ce sujet, « le chef de l’État et le diplomate français ont évoqué l’incident malheureux survenu dans la localité de Ngarbuh, le 14 février dernier », rapporte le service de communication de la présidence de la République du Cameroun. Il s’est agi « notamment de l’identification des responsabilités pour comprendre ce qui s’est passé et pour prendre des sanctions contre les auteurs de ces attaques », a expliqué Christophe Guilhou au perron du palais de l’Unité.

Le dernier sujet de l’entrevue entre Paul Biya et son hôte a porté sur « le renforcement des relations bilatérales et les préparatifs du prochain sommet France-Afrique prévu au début du mois de juin 2020 à Bordeaux ».

L’audience accordée au patron de la diplomatie française à Yaoundé intervient après les déclarations du président français au salon de l’agriculture de Paris. « J’appellerai le président Biya la semaine prochaine et nous exercerons une pression maximale pour que la situation cesse », avait déclaré le président Macron. Il répondait une interpellation faite par un activiste.

Ces propos jugés « surprenants », puis rejetés par Yaoundé (dans un communiqué signé du ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh), ont aussi été condamnés par une partie de l’opinion publique locale. Des Camerounais ont à cet effet manifesté devant l’ambassade de France à Yaoundé pour dénoncer ce qu’ils qualifiaient de « tentative d’ingérence ».

BE

Dernière modification le vendredi, 06 mars 2020 14:16

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