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Chômage forcé pour trois promotions de magistrats sortis de l’Enam

Chômage forcé pour trois promotions de magistrats sortis de l’Enam

Paru le lundi, 08 juin 2020 15:28

241 auditeurs de justice sont en attente d’affectation au Cameroun. Il s’agit des magistrats ayant terminé leurs cursus de formation à l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam). Cette situation concerne des frais émoulus issus de trois promotions de cette prestigieuse institution qui forme des cadres de l’administration publique camerounaise.

Il s’agit notamment des 69 magistrats de la cuvée 2015-2017 dont les lauréats rongent leurs freins depuis trois ans. À cet effectif s’ajoutent les 71 magistrats de la promotion 2016-2018 et les 102 de la promotion 2017-2019. Si l’on tient compte de la cuvée 2018-2020 qui boucle sa formation d’ici quelques mois, le nombre de magistrats contraints au chômage forcé pourrait atteindre 361 personnes.

Au Cameroun, les propositions d’intégration dans la magistrature, d’affectation et de nomination des magistrats du siège dans les fonctions judiciaires sont soumises à l’avis du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Mais cette instance présidée par le chef de l’État n’a pas siégé depuis le 7 juin 2017. D’où le retard observé dans le processus d’intégration des magistrats nouvellement formés.

Et si pour l’instant, les raisons de la non convocation de cette instance ne sont pas connues. Il convient tout de même de préciser que les textes qui régissent le fonctionnement de cette instance ne prescrivent pas une périodicité précise pour la tenue des réunions du CSM.

Outre la situation des nouveaux magistrats, de nombreux dossiers relatifs à la magistrature sont déjà sur la table des membres du CSM. C’est le cas notamment des dossiers de redéploiement des personnels ayant déjà passé plus de trois ans aux mêmes postes, l’admission à la retraite de plusieurs magistrats frappés par la limite d’âge, le remplacement des magistrats à des postes laissés vacants pour cause des décès.

BE

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