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Droits de l’homme : la CDHC s’insurge contre la négligence de la santé mentale par les pouvoirs publics

Droits de l’homme : la CDHC s’insurge contre la négligence de la santé mentale par les pouvoirs publics

Paru le lundi, 11 octobre 2021 12:01

Dans une déclaration publiée à l’occasion de la célébration de la 29ème édition de la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre 2021, la Commission des droits de l’homme du Cameroun (CDHC) constate avec regret que la santé mentale est l’un des domaines les plus négligés dans la santé publique.

« Au Cameroun, peu de personnes, y compris les membres des Forces de défense et de sécurité confrontés à la barbarie des terroristes à l’Extrême-Nord, au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, bénéficient des services de santé mentale de bonne qualité du fait du nombre insuffisant du personnel de santé et des formations sanitaires spécialisées », note la CDHC. L’instance dit observer avec inquiétude les actes de discrimination et de stigmatisation perpétrés par les populations à l’encontre des personnes atteintes de maladies mentales et leurs familles.

La commission présidée par Mouangue Kobila (photo) salue à leur juste valeur les mesures prises par le gouvernement et d’autres acteurs pour sortir la santé mentale de l’ornière. Le communiqué cite par exemple l’opération « zéro malade mental errant dans les rues de Yaoundé » lancée le 6 mai 2021 par le ministère de la Santé publique, le ministère des Affaires sociales et la mairie de la ville de Yaoundé. Cette initiative visait à ramener ces personnes vulnérables, souvent abandonnées par leurs familles, dans les formations sanitaires spécialisées afin qu’elles reçoivent un traitement médical et psychologique approprié ainsi qu’une aide à la réinsertion sociale.

Sortir la santé mentale de l’ornière

La CDHC se félicite aussi de l’introduction des enseignements de psychologie médicale, de sémiologie psychiatrique et de pathologie psychiatrique dans les facultés de médecine du Cameroun, de la création par l’Institut de psychotraumatologie et de médiation du Cameroun (IPM) d’un centre de psychotraumatologie et de médiation ayant pour activités phares l’accueil, l’écoute et le suivi psychologique et psychiatrique des victimes d’abus, de violences physiques, de traumatismes et des catastrophes naturelles.

Dans cette veine, la CDHC recommande que « les mythes et croyances autour de la santé mentale qui empêchent les familles de rechercher des soins médicaux et qui amènent les communautés à stigmatiser et à discriminer les personnes souffrant de troubles mentaux et leurs familles soient dénoncés et abolis à travers la sensibilisation pour le changement de comportement ».

Elle invite les pouvoirs publics à inscrire dans ses priorités, l’amélioration des conditions de vie des patients internés dans les hôpitaux psychiatriques et l’approvisionnement adéquat de ces structures en équipements et en médicaments. Ces actions, se persuade le CHDC, sont de nature à encourager les familles à y conduire les cas de santé mentale. Mais pour ce faire, il convient de mettre l’accent sur la formation et le recrutement de médecins et d’infirmiers dans le domaine de la psychiatrie.

D.M.

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