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Assemblée nationale : des partis de l’opposition tentent de créer un groupe parlementaire unique

Assemblée nationale : des partis de l’opposition tentent de créer un groupe parlementaire unique

Paru le mardi, 15 mars 2022 06:07

La démarche n’a pas manqué de susciter l’interrogation chez de nombreux observateurs. Joshua Osih, député et premier vice-président du Social Democratic Front (SDF), a annoncé ce jour qu’une coalition de partis politiques de l’opposition représentés à l’Assemblée nationale veut se constituer en groupe parlementaire. Il s’agit du SDF, du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) et de l’Union des mouvements socialistes (UMS).

Les députés représentants ces partis ont déposé auprès du bureau d’âge de l’Assemblée nationale, une « déclaration publique » en vue de la constitution de ce groupe parlementaire qu’ils envisagent de dénommer « Union pour le changement ». Ceci en dépit du fait que les textes ne permettent pas ce type de regroupement. Une liste de 16 députés a été associée à cette déclaration.

Coup d’épée dans l’eau ?

« Cette démarche n’a évidemment pas des chances d’aboutir à moins que l’on modifie le cadre juridique réglementaire de l’Assemblée nationale qui interdit des coalitions entre députés apparentés », prévient Roland Ekodo Mveng, politologue.

En effet, d’après l’article 20 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en vigueur depuis septembre 2014, « les députés peuvent s’organiser en groupes par partis politiques ». D’après certains analystes, le texte n’autorise pas un groupe parlementaire formé de députés issus de partis différents.

Pour notre analyste la démarche « astucieuse et hasardeuse de cette coalition de partis, éminemment consciente du cadre réglementaire prohibitif de la formation des groupes parlementaires entre élus apparentés (…) participe du reste, d’une ingénierie de coopération entre acteurs marginaux jouant leur survie politique au sein d’une institution dominée par le parti État RDPC et assimilés ».

Aucun de ces partis ne dispose en effet des 15 députés nécessaires pour former un groupe parlementaire comme le demande le règlement intérieur de la Chambre. Le SDF et le PCRN ont chacun 5 députés, quatre pour l’UDC et deux pour l’UMS.

De plus, quand bien même le cadre juridique serait amendé, cette coalition « serait toujours insignifiante devant la majorité écrasante des députés RDPC et assimilés », commente le politologue.

Il est à noter que malgré la dizaine de députés déjà décédés dans les rangs du RDPC depuis le début de cette 10e législature, le parti au pouvoir dispose toujours d’une écrasante majorité, soit plus de 140 élus sur les 180 que compte la Chambre. D’après Roland Ekodo Mveng, « cette tentative de coalition est vouée à l’échec en prenant en compte le veto juridique et la force du nombre d’en face ».

L.A.

Dernière modification le mardi, 15 mars 2022 06:08

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