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Massacre de Ngarbuh : le procès des militaires inculpés s’ouvre jeudi prochain à Yaoundé

Massacre de Ngarbuh : le procès des militaires inculpés s’ouvre jeudi prochain à Yaoundé

Paru le mardi, 15 décembre 2020 16:04

Le procès des présumés auteurs de la tuerie de civils à Ngarbuh, une localité de l’arrondissement de Ndu, département du Donga Mantung dans la région anglophone du Nord-Ouest, s’ouvre le jeudi 17 décembre prochain au tribunal militaire de Yaoundé.

Il s’agit d’un officier du Bataillon d’infanterie motorisée (Bim), de deux soldats et un gendarme accusés de « meurtres, d’incendie criminel, de destructions, de violences contre une femme enceinte et de violation de consigne ».

Dix-sept membres d’un groupe d’autodéfense et un ancien combattant séparatiste sont également inculpés, mais sont toujours en fuite.

Le drame survenu le 14 février dernier a laissé au moins 18 personnes sur le carreau selon le rapport de l’enquête commanditée par le chef de l’Etat. À la suite de ces événements tragiques, le gouvernement camerounais a ouvert une enquête pour élucider les circonstances et dégager les responsabilités.

Les résultats de cette enquête ont été rendus publics le 21 avril dernier par le Secrétaire général de la présidence de la République (SGPR) via un communiqué. « Après des échanges de tirs au cours desquels cinq terroristes ont été abattus et plusieurs armes saisies, le détachement a découvert que trois femmes et dix enfants ont péri du fait de son action », rapporte la commission d’enquête au sujet des circonstances de cette tuerie.

Pris de panique, « les trois militaires aidés par certains membres du comité de vigilance ont tenté de masquer les faits par des incendies », ajoute le rapport.

Que justice soit faite

Mais certains organismes de la société civile, dont Human Rights Watch se montrent critiques vis-à-vis des conclusions de l’enquête gouvernementale. « Les conclusions de la commission gouvernementale n’établissent pas de responsabilités suffisantes, en incriminant des soldats de rang inférieur et en omettant que ces derniers ont agi sur les ordres de leur hiérarchie », soutient l’ONG internationale.

De l’avis de Richard Tamfu, l’un des avocats des victimes, « le procès devrait être l’occasion d’identifier tous les responsables des meurtres odieux de civils commis à Ngarbuh, y compris ceux qui ont ordonné le massacre et tout autre officier supérieur de la chaîne de commandement. »

Les autorités camerounaises elles, sont déterminées « à veiller à ce que justice soit faite ». Dans le même sens, le chef de l’État a prescrit en avril dernier que les victimes soient exhumées, afin de recevoir des funérailles dignes aux frais de l’État. Il a aussi instruit de recenser tous les ayants-droit des personnes décédées afin de leur verser des compensations et indemnisations appropriées.

Baudouin Enama

Dernière modification le mardi, 15 décembre 2020 16:05

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