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Régionales 2020 : le financement public pour booster une campagne timide et sans programme

Régionales 2020 : le financement public pour booster une campagne timide et sans programme

Paru le mercredi, 25 novembre 2020 15:32

Lancée il y a quatre jours, la campagne électorale des régionales du 6 décembre, morose jusqu’ici, devrait s’animer avec la mise à disposition, ce 24 novembre, des financements publics. Si l’on ignore le montant débloqué, on sait en revanche que la loi dispose que cette première tranche bénéficie à tous les 14 partis politiques en lice, au prorata des listes présentées et définitivement acceptées. La seconde tranche sera versée aux partis après la proclamation des résultats en fonction du nombre d’élus.

Le RDPC, le seul parti ayant présenté des listes dans toutes les 58 circonscriptions, s’en tire avec la plus grosse part, suivi de l’UNDP qui totalise 11 listes et du PCRN de Cabral Libii qui a créé la surprise lors des élections municipales du 9 février dernier en prenant le contrôle sept mairies et en partageant quatre autres.

Alors que le financement public vient booster la campagne des partis politiques, tel n’est pas le cas des représentants du commandement traditionnel, qui doivent se battre avec leurs propres moyens. En effet, la loi portant Code électoral relative au financement des campagnes électorales des députés, des sénateurs, des conseillers régionaux ou des conseillers municipaux ne prend en compte que les partis politiques.

Campagne sans programmes

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les représentants du commandement traditionnels s’emploient en même temps que les partis politiques à séduire les électeurs. Contrairement aux autres scrutins qui privilégient les meetings populaires, la campagne des régionales, jusqu’ici timide, se veut de proximité et laisse peu de place aux programmes.

« L’autorité traditionnelle ne s’attarde pas à établir un programme. Nous ne voulons pas faire de grandes promesses qui, au final, ne seront pas réalisées. Le commandement traditionnel a toujours géré les problèmes quotidiens des communautés. Cela relève du travail de tous les jours », explique Mohamadou Hayatou Issa, tête de liste des chefs traditionnels de la Vina dans la région de l’Adamaoua.

Pour sa part, le RDPC, à travers une circulaire signée le 10 novembre, opte pour la séduction directe des conseillers municipaux de tous les bords politiques. Par cette option, le parti au pouvoir entend fédérer les conseillers municipaux autour de l’ambition de son président national, Paul Biya, de parachever le processus de décentralisation en marche depuis 24 ans.

Jusqu’à la clôture de la campagne le 5 décembre, il n’est pas exclu d’assister à des contentieux. D’après la loi portant Code électoral, il peut être notamment lié à la couleur du bulletin ou au sigle choisis par un parti politique ou une liste de candidats. Dans ce cas, « la juridiction administrative compétente statue dans un délai de quatre jours à compter de la date de saisine ».

Le contentieux pendant la campagne électorale peut aussi être motivé par des infractions portant par exemple atteinte à l’honneur. Ici, « la juridiction de droit commun statue dans un délai maximum de quatre jours à compter de la date de saisine. Elle peut prononcer la disqualification d’un ou de plusieurs candidats ».

D.M.

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