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Législatives et municipales 2020 : bataille autour de l’abstention

Législatives et municipales 2020 : bataille autour de l’abstention

Paru le mercredi, 26 février 2020 09:59

En attendant, les chiffres officiels, les conjectures vont bon train après les consultations électorales du 9 février 2020, visant à désigner les conseillers municipaux et les députés camerounais. Au centre des supputations, le taux de participation.

« Le taux de participation était très faible, les nôtres sont restés à la maison », a regretté Carlos Ngoualem, candidat du Social Democratic Front (SDF) en lice pour les municipales à la commune de Douala 3e. « Aucun engouement particulier n’a été noté dans les différentes localités couvertes », a observé la mission de l’Union africaine, conduite par l’ancien Premier ministre Seyni Oumarou. 

À l’École publique de Bastos à Yaoundé, lieux de vote du président de la République Paul Biya, sur 1353 électeurs inscrits dans les cinq bureaux de vote qui y ont été installés, seuls 411 électeurs sont allés aux urnes.

Si la faible participation semble faire l’unanimité, les raisons font débat. Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, classé 2e lors de la présidentielle d’octobre 2018 avec 14,23% des voix (500 000 électeurs), l’attribue à son mot d’ordre de boycott.   

« Les appels aux boycotts lancés par des politiciens véreux et les terroristes (combattants séparatistes, NDLR), n’ont eu aucun écho auprès des Camerounais », affirme pour sa part, le ministre camerounais de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji.

Mais pour certains observateurs électoraux, la question est plus complexe. Selon Henri Njoh Manga Bell, président de la branche camerounaise de Transparency, « le non-retrait de cartes d’électeurs, la perte de confiance dans le processus et la situation sécuritaire tendue dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest » seraient les causes de ce peu d’engouement. 

Dans certaines circonscriptions, les élections de dimanche étaient jouées d’avance. Faute de concurrents dans 17 départements, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, avait déjà engrangé environ 35 sièges de député et des centaines de conseillers municipaux avant le jour du scrutin.

Lors des dernières élections législatives et municipales, tenues en 2013, le taux de participation nationale caracolait à 75,41 %, soit 24,59% d’abstention.  

BE

Dernière modification le mercredi, 26 février 2020 10:04

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