Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Le SDF de John Fru Ndi, grand perdant des municipales 2020

Le SDF de John Fru Ndi, grand perdant des municipales 2020

Paru le mercredi, 26 février 2020 10:08

Les choses ne s’arrangent pas pour SDF, jusqu’ici, premier parti de l’opposition du point de vue du nombre d’élus. Arrivé 4e lors de la dernière élection présidentielle avec un score de 3,35% - son pire résultat à une élection depuis sa création en 1990- le parti, perd à nouveau du terrain. C’est ce qui ressort des résultats des élections municipales du 9 février dernier, publiés par les différentes Commissions communales de supervision disséminées à travers le Cameroun.

De fait, à l’issue dudit scrutin, de nombreuses circonscriptions considérées jusque-là comme des bastions du parti de la balance basculent dans l’escarcelle d’autres. Dans le Littoral par exemple, la commune de Douala 3e, la seule dirigée par un maire issu du SDF dans la capitale économique du Cameroun, est désormais sous le contrôle du RDPC, le parti au pouvoir. Idem pour la commune de Njombe-Penja dans le département du Moungo, où le parti de John Fru Ndi est détrôné par Paul Éric Kingue et son Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN).

Du côté du Sud-Ouest, le SDF perd la majorité dans les conseils municipaux de Kumba 2e et de Tiko, qui passent désormais sous la bannière du RDPC. Pis, même dans Nord-Ouest, région d’origine de son leader Ni John Fru Ndi et base naturelle du parti, le SDF est en ballottage défavorable. Il ne garderait la mainmise que sur le seul conseil municipal de Bamenda 3e.

Même dans le département de la Menchum, les communes de Zhoa et Furu Awa, dirigées lors de la dernière mandature par des exécutifs SDF, passent aux couleurs du RDPC qui devrait contrôler les 25 communes que compte le Nord-Ouest au terme du scrutin du 9 février dernier.

En crise depuis 2016, les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest (Noso) ont connu un exode de leurs populations. Et pour les mêmes raisons, des partis politiques de l’opposition n’ont pas pu battre campagne. Mais l’insécurité du Noso ne saurait justifier à elle seule cette déchéance du SDF dans la mesure où le parti n’a pas pu consolider ses acquis dans les circonscriptions paisibles comme Douala 3e et Njombe-Penja.

En 1996 le SDF a enrôlé 61 communes sur 360 et 22 lors des précédentes élections municipales en 2013. Sur la même période, le nombre de députés du SDF à l’Assemblée nationale est passé de 43 sièges en 1196 à 18 en 2013. Il ne devrait pas faire mieux lors des élections législatives du 9 février 2020.

BE

● E-Arnaques


● Fact Cheking






Inscription à notre newsletter

Chaque semaine la newsletter StopBlaBlaCam


Please publish modules in offcanvas position.