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Au Cameroun, traque soutenue contre les trafiquants d’espèces fauniques protégées

Au Cameroun, traque soutenue contre les trafiquants d’espèces fauniques protégées

Paru le lundi, 01 mars 2021 14:49

Le 25 mars prochain, deux trafiquants présumés d’espèces sauvages comparaitront devant le tribunal de première instance de Yaoundé (TPI). Ils ont été arrêtés le 6 août dernier en possession d’une peau de lion et de panthère. L’un des suspects est un professeur de lycée à la retraite. Selon des sources proches du dossier, c’est elle qui aurait remis les deux peaux de félin à son complice pour qu’il les revende.

Le 26 novembre 2020, le TPI de Ndokoti à Douala a condamné trois trafiquants d’ivoire à un an de prison et à payer chacun une amende de 200.000 FCA. Ils ont été reconnus coupables de «possession illégale et trafic de pointes d’ivoire». Les suspects avaient été arrêtés en mai dernier dans la métropole économique en possession de 26 kg de pointes d’ivoire qu’ils avaient l’intention de vendre sur le marché international. Dans la région du Sud, un homme comparait devant le TPI d’Ambam dans le cadre du trafic de 626 kg d’ivoire. Depuis le 6 octobre dernier, cinq personnes impliquées dans un vaste trafic d’écailles de pangolins sont jugées par la Cour d’appel de Bertoua, dans la région de l’Est.

Programme gouvernemental

Selon la loi, «toute personne trouvée en possession de tout ou partie d’une espèce protégée est considérée l’avoir tuée ou capturée» et est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à  3 ans et/ou  une amende dont le montant maximal peut s’élever à 10 millions de francs CFA.

Mais la tâche se révèle parfois complexe pour arrêter les trafiquants de plus en plus organisés. Les autorités sont cependant déterminées à mettre un terme au trafic des espèces protégées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) dont le Cameroun est signataire.

En 2003, le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) a lancé le programme d’application effective de la loi faunique pour «traquer et poursuivre les infracteurs à la loi faunique». Les opérations de saisies et d’interpellations des suspects menées ces dernières années s’inscrivent dans le cadre de ce programme gouvernemental.

Le Minfof s’appuie de ce fait généralement sur la police, la gendarmerie, la douane et des ONG comme The Last Great Ape (LAGA), un organisme qui soutient le gouvernement dans l’application de la loi faunique et apporte également son aide dans les procédures juridiques.

La plupart des personnes arrêtées dans le cadre dudit programme sont soit des trafiquants considérés comme les principaux générateurs du commerce illicite des produits de la faune, soit des braconniers dont la tâche principale est la chasse des animaux qui sont ensuite vendus à des trafiquants venant des zones urbaines, apprend-on.

P.N.N.

Dernière modification le lundi, 01 mars 2021 14:51

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