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Sécurité routière : les propositions de la Commission des droits de l’Homme

Sécurité routière : les propositions de la Commission des droits de l’Homme

Paru le mardi, 02 février 2021 13:47

La Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) croit ferme que la prévention constitue un frein efficace à l’insécurité routière.

Et pour ce faire, le président par intérim de la Commission, James Mouangue Kobila (photo), suggère une sensibilisation accrue des usagers sur le Code de la route dans un communiqué publié le 29 janvier 2021. Ceci à la suite de l’accident survenu le 27 janvier à la falaise de Dschang dans la région de l’Ouest, causant officiellement à ce jour 55 morts.

Tout en invitant le gouvernement à prendre des mesures strictes pour renforcer les contrôles de sécurité routière, ainsi que les contrôles d’utilisation et du transport des produits dangereux, la Cndhl préconise la fermeté dans l’application des sanctions prévues par la règlementation contre les infractions routières. Pour y parvenir, la Commission encourage les pouvoirs publics à poursuivre les enquêtes ouvertes jusqu’à l’établissement des responsabilités.

La Cndhl fait ces suggestions après avoir constaté, en dépit d’une régression de la mortalité routière de 41 % au cours des huit dernières années, une recrudescence des accidents graves sur certains axes routiers depuis décembre 2020.

La Cndhl croit savoir que la recrudescence des accidents de la circulation résulte en grande partie des comportements irresponsables des usagers de la route, notamment les excès de vitesse, le transport inapproprié des produits dangereux, les surcharges, les dépassements fantaisistes, les mauvais stationnements, l’ivresse au volant ou encore la complaisance des agents publics et privés chargés de divers contrôles de sécurité.

L’augmentation des accidents est, dans une moindre mesure, le fait du mauvais état de certains axes routiers mal entretenus et très souvent démunis de panneaux de signalisation. La Cndhl pointe également « la collusion aggravante des chauffeurs qui se signalent mutuellement la présence ou l’absence des postes de contrôle routiers ou de flashs, afin de mieux violer le Code de la route en mettant en danger leur vie, la vie de leurs passagers et les biens qui leur sont confiés ».

De l’avis de son président, le gouvernement doit agir d’autant plus que les accidents portent atteinte au droit à la vie, au droit à l’intégrité physique et morale et au droit à la propriété reconnus par la Constitution du 18 janvier 1996.

D.M.

Dernière modification le mardi, 02 février 2021 13:48

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