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Drame de Ngarbuh : près d’un an après, les sinistrés reçoivent les indemnisations promises par le chef de l’Etat

Drame de Ngarbuh : près d’un an après, les sinistrés reçoivent les indemnisations promises par le chef de l’Etat

Paru le jeudi, 04 février 2021 14:36

Les membres de la famille des personnes tuées à Ngarbuh ont reçu, mercredi 3 février, des appuis financiers, alimentaires et matériels du président de la République. Ceci, près d’un an après le massacre de civils survenu dans la nuit du 13 au 14 février 2020 dans ce village de la région du Nord-Ouest. Selon la CRTV, chaque famille a reçu une enveloppe de 5 millions FCFA, mais aussi des denrées alimentaires (sacs de riz et huile raffinée), des seaux et du savon. 

Le don présidentiel leur a été remis par le gouverneur Adolphe Lele Lafrique lors d’une cérémonie à Ntumbaw, localité du département du Donga-Mantung. Cet appui devrait notamment aider les sinistrés dans leur processus de recasement. A la suite des événements tragiques de Ngarbuh, Paul Biya avait instruit de recenser tous les ayants-droit des personnes décédées afin du versement de compensations et indemnisations appropriées.

Il avait également prescrit le renforcement de la sécurisation de ce village avec la création d’une base militaire et la construction d’infrastructures de services sociaux, ainsi qu’une meilleure protection des civils contre les exactions des groupes séparatistes. « Il s’agit de la mise en œuvre des instructions du chef de l’Etat qui vont se poursuivre et se renforcer pour que nous ayons plus de sécurité dans la région du Nord-Ouest et en particulier dans cette zone », a déclaré le gouverneur à la radio publique.

Opération militaire

Au moins 18 personnes ont été tuées à Ngarbuh l’année dernière, selon les conclusions du rapport de l’enquête ordonnée par le chef de l’Etat et dévoilées le 21 avril à travers un communiqué du secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngoh Ngoh. Le rapport a établi qu’un groupe de trois membres des forces de défense camerounaises accompagnés de 10 membres d’un comité de vigilance local, en mission de sécurisation dans ce village où des terroristes se livraient à des exactions sur les populations, ont tué des civils.

« Après des échanges de tirs au cours desquels cinq terroristes ont été abattus et plusieurs armes saisies, le détachement a découvert que trois femmes et dix enfants ont péri du fait de son action », rapportait le document. Le gouvernement avait dans un premier temps nié toute implication de l’armée, avant de reconnaître finalement que des civils avaient été tués lors d’une opération militaire dans ce village. Les trois soldats accusés d’avoir participé à ce massacre ont été inculpés « pour assassinat » et écroués à la prison militaire de Yaoundé en juin dernier. Leur procès s’est ouvert le 17 décembre dernier.

P.N.N

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