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Crise anglophone : une dizaine d’enseignants enlevée dans le Nord-Ouest

Crise anglophone : une dizaine d’enseignants enlevée dans le Nord-Ouest

Paru le lundi, 12 octobre 2020 08:25

Au moins une dizaine d’enseignants ont déjà été enlevés dans la région anglophone du Nord-Ouest depuis la rentrée des classes du 5 octobre 2020. Si ces cas de Kidnapping n’ont pas encore été revendiqués, le mode opératoire laisse penser que ces actes sont commis par les mouvements sécessionnistes qui sévissent dans la partie anglophone du pays depuis quelques années. Une thèse confirmée par des associations de défense des droits des enseignants qui indexent les milices pro-séparatistes.

Le Collectif des enseignants indignés vient de lancer une alerte. Son président, Jack Bessala, y décline l’identité de certains professeurs de lycée portés disparus. « Il s’agit de M. Seydou Mbangyah, proviseur du lycée bilingue de Baba1, dans le Ngoketunjia. M. Chayi Sungha, intendant au GBHS Baba1, enlevé au même moment que son proviseur M. Ntam Yuh, enseignant au lycée de Bambui, dans la Mezam ». Deux collaborateurs « encore non identifiés du proviseur Ntam Yuh » auraient également été enlevés au même moment que lui, indique Jack Bessala.

Dans sa dénonciation, ce regroupement d’enseignants explique que plusieurs personnes détenues en captivité aujourd’hui ont été enlevées alors qu’elles se trouvaient dans leurs établissements respectifs. Pour le moment, le gouvernement ne s’est pas encore exprimé sur cette situation.

Des enseignants et des élèves ont souvent été enlevés, torturés et assassinés par les milices armées dans le Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NoSo). D’autres, plus chanceux, n’ont été libérés qu’après le versement d’une rançon.

Jusqu’à l’année scolaire passée, 4400 écoles étaient fermées au NoSo et plus de 600 000 enfants y sont privés d’éducation d’après le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Et ceci du fait du climat sécuritaire qui prévaut dans cette partie du pays.

À quelques jours de la rentrée, certains activistes et leaders de la cause séparatiste des régions du NoSo ont appelé à la réouverture des écoles fermées depuis quatre ans sous la menace des milices armées.

Mais cet appel à lever le boycott contre les écoles ne rencontre pas l’adhésion de tous. Un communiqué attribué au mouvement séparatiste dénommé « Ambazonia », du nom d’un État imaginaire constitué des régions du NoSo, a récemment fixé les conditions d’un retour à l’école. Il parle, entre autres, du changement des écoles publiques en « écoles communautaires », de l’interdiction d’enseigner la langue française et l’histoire du Cameroun, de même que d’exécution l’hymne national du pays…

Mais les conditions posées par ces séparatistes, qui s’enlisent dans la logique sécessionniste, sont contraires à la position du gouvernement. Yaoundé a opté pour une décentralisation avec un statut spécial pour le NoSo et pour le renforcement du bilinguisme où l’anglais et le français sont deux langues officielles d’égale valeur.

BE

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