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Extrême-Nord : plus de 10 000 jeunes sensibilisés pour renforcer leur résilience face à l’extrémisme violent

Extrême-Nord : plus de 10 000 jeunes sensibilisés pour renforcer leur résilience face à l’extrémisme violent

Paru le mercredi, 15 septembre 2021 10:14

Dans l’Extrême-Nord, un projet gouvernemental pour renforcer la résilience des jeunes face à l’extrémisme violent a permis de sensibiliser 10 829 adolescents (5 829 filles et 5 000 garçons) pour prévenir leur endoctrinement et leur enrôlement par les groupes terroristes. Financé par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF, sigle en anglais) sur la période de janvier 2020 à juillet 2021, le projet « Stabilisation et relèvement des communautés affectées par la crise sécuritaire à l’Extrême-Nord du Cameroun » visait à renforcer la résilience des jeunes dans les départements du Mayo-Sava, du Logone-et-Chari et du Mayo-Tsanaga, les plus exposés aux attaques du groupe terroriste Boko Haram.

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’Organisation internationale des migrations (OIM) et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) qui en assuraient la mise en œuvre ont axé leurs interventions sur le renforcement de la résilience et l’autonomie des jeunes. Ce, à travers les activités de promotion des compétences de vie, l’accompagnement psychosocial et l’amélioration des capacités organisationnelles des plateformes des jeunes et des femmes. De nombreux jeunes ont ainsi pu bénéficier d’une assistance financière pour démarrer leurs microentreprises.

Radicalisation

Quelque 500 jeunes formés ont pu se lancer dans l’élevage des petits ruminants, tandis que plus de 700 filles ont bénéficié d’une formation et d’une machine à coudre pour se mettre à leur propre compte, selon les chiffres avancés par l’UNFPA. Le projet a également permis de former 109 acteurs communautaires sur l’animation des activités socioéducatives de prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation. Dans le même sillage, 34 plateformes communautaires, centres d’écoute fonctionnels et structures de jeunes et de femmes ont bénéficié d’un appui, selon la même source.

Une commune sur les 5 ciblées a intégré les préoccupations des jeunes et des femmes dans son Plan communal de développement, les autres étant en cours, apprend-on. « Les bénéficiaires sont parmi les plus vulnérables. Ils ont été sélectionnés par le Conseil communal d’assistance sociale (CCAS) parmi tous ceux qui ont été pré-identifiés », explique Ebenezer Koumla, point focal technique du Réseau des animateurs pour l’éducation des communautés (Resaec), l’une des organisations d’exécution du projet sur le terrain. Selon ce dernier, les bénéficiaires se recrutent parmi les ex-otages, les déplacés internes ou encore les membres des communautés locales vivant dans la précarité.

Redevabilité

Pour ces agences onusiennes, les résultats ont dépassé les prévisions, le projet devant initialement donné des compétences à 5 000 jeunes. « Il y a une satisfaction dans le cadre des résultats obtenus dans le cadre de ce projet puisque les objectifs sont atteints au-delà des espérances. Nous avons encore un délai d’un mois (jusqu’en octobre prochain, Ndlr) pour terminer les autres aspects relatifs à l’exécution du projet », se réjouit Moussa Soro, chef sous-bureau de l’OIM à Maroua.

« Nous avons été très ravis d’être associés à cette plateforme qui contribue aux efforts du gouvernement pour renforcer la résilience des communautés qui sont affectées par la crise de sécurité dans l’Extrême-Nord. Ce projet ne bénéficie pas seulement aux jeunes, mais aussi à leurs familles et à leurs communautés », a déclaré la représentante de l’UNFPA, Siti Batoul Oussein. Cette dernière s’exprimait à cet effet lors de l’atelier de capitalisation des acquis des initiatives d’autonomisation des jeunes et de cohésion sociale dans l’Extrême-Nord, tenu les 10 et 11 septembre à Maroua. Cet atelier avait pour objectif de tirer les leçons apprises lors de la mise en œuvre de ce projet dans un souci de pérennisation et de redevabilité, a-t-elle précisé.

Patricia Ngo Ngouem, de retour de Maroua

Dernière modification le jeudi, 16 septembre 2021 02:25

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