Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Douala : trois hommes au tribunal pour un trafic d’ivoire

Douala : trois hommes au tribunal pour un trafic d’ivoire

Paru le jeudi, 19 novembre 2020 12:08

Trois hommes doivent être jugés par le Tribunal de première instance (TPI) de Ndokoti à Douala le 26 novembre 2020.

Ils avaient été interpellés le 7 mai dans la métropole économique, en possession illégale de 26 kg de pointes d’ivoire qu’ils avaient l’intention de vendre sur le marché international. C’est une opération conjointe de la délégation régionale des Forêts et de la Faune (Minfof) du Littoral et de la police qui a permis de mettre la main sur les suspects.

Cette opération a bénéficié de l’assistance technique de la Last Great Ape Organization (LAGA), une ONG qui appuie le gouvernement dans l’application de la loi faunique.

Au Cameroun, l’éléphant est une espèce « totalement protégée » et par conséquent, sa chasse ou sa capture est strictement prohibée. La loi de 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche dispose que toute personne trouvée en possession d’une partie quelconque d’une espèce sauvage protégée est considérée comme ayant tué l’animal et est passible d’une peine de prison maximale de 3 ans et/ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 millions FCFA.

Le commerce international de l’ivoire de l’éléphant est par ailleurs interdit depuis 1990 par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à laquelle le Cameroun a adhéré.

Malgré cela, les éléphants sont régulièrement braconnés pour leur défense, ce qui menace leur survie et contribue à une réduction significative de leur population.

Chaque année en Afrique, environ 20 000 éléphants meurent en raison de leurs défenses, révélait WWF dans un rapport sur le commerce illégal de l’ivoire en Afrique centrale publié en 2017.

Le trafic est notamment alimenté par une forte demande en Asie, en particulier la Chine où ces défenses sont utilisées dans la médecine traditionnelle et en ornementation.

Le 22 octobre, la douane camerounaise avait saisi 118 pointes d’ivoire (représentant 59 éléphants abattus) d’un poids total de 626 kg à Ambam, chef-lieu du département de la Vallée du Ntem dans le Sud.

La plus grande saisie jamais réalisée dans cette ville frontalière avec le Gabon et la Guinée équatoriale. Le suspect, un homme de 47 ans, devrait comparaître ce jeudi 19 novembre devant le TPI d’Ambam.

P.N.N

Lire aussi : La douane camerounaise saisit 626 kg de pointes d’ivoire à Ambam, à la frontière entre le Gabon et la Guinée équatoriale

Dernière modification le jeudi, 19 novembre 2020 12:12

● E-Arnaques


● Fact Cheking






Inscription à notre newsletter

Chaque semaine la newsletter StopBlaBlaCam


 

Soumettez nous une rumeur à vérifier par nos équipes de journalistes

Please publish modules in offcanvas position.