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Extrême-Nord : déjà victimes des violences de Boko Haram, les populations aussi sous la menace d’attaques d’animaux sauvages

Extrême-Nord : déjà victimes des violences de Boko Haram, les populations aussi sous la menace d’attaques d’animaux sauvages

Paru le lundi, 22 février 2021 14:45

A Makary, localité du département du Logone-et-Chari, un lion qui semait la panique dans la nuit du 19 au 20 février 2021 février a été abattu par les forces de sécurité. Le fauve avait attaqué et blessé neuf personnes, dont une grièvement. Le lion, qui fait partie des espèces protégées au Cameroun a, « conformément à la loi et son décret d’application, été abattu dans le cadre de la légitime défense », affirme le délégué régional des Forêts et de la Faune (Minfof), Jean David Ndjigba. Les images du lion décapité ont fait le tour des réseaux sociaux.

Ce n’est pas la première fois qu’une attaque de lion est signalée dans cette partie du pays, où les éléphants sèment également la terreur parmi la population. Une jeune femme de 26 ans a été tuée en juin dernier à la suite d’une attaque de ces pachydermes à Moulvoudaye, une localité du département du Mayo-Kani. D’autres cas ont été rapportés dans la presse ces dernières années. Les hippopotames, eux aussi protégés comme le lion et l’éléphant, sont également mis en cause dans la mort de plusieurs villageois.

Conflits

Le quotidien à capitaux publics Cameroon tribune a recensé au moins huit personnes tuées l’année dernière dans des attaques d’hippopotames dans l’Extrême-Nord, les victimes étant pour la plupart des pêcheurs. Selon le média public, le dernier incident remonte au 30 décembre 2020 lorsqu’un hippopotame a ôté la vie à un pêcheur dans la partie sud du Lac de Maga, dans le Mayo-Danay. Ce département abrite une grande population de ces pachydermes. « Nous pensons que c’est avec la dégradation des conditions sécuritaires dans le bassin du lac Tchad, notamment les exactions de la secte Boko Haram, que la population d’hippopotames a augmenté dans le Mayo-Danay », expliquait alors Aladji Halla, délégué départemental du Minfof, dans les colonnes du journal.

Selon des organismes de protection de la nature, ces attaques sont inévitables alors que les animaux sauvages sont de plus en plus délogés de leur habitat naturel. Conséquence : les hommes et les animaux se disputent les mêmes espaces avec des conflits de plus en plus réguliers. Des voix se font entendre pour amener le gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour mettre un terme à cette situation. En attendant, les autorités fauniques sensibilisent les populations sur les attitudes à adopter face à ce genre de situation.

P.N.N.

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