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Le gouvernement audite l’opération spéciale de recrutement de 25 000 diplômés

Le gouvernement audite l’opération spéciale de recrutement de 25 000 diplômés

Paru le vendredi, 23 avril 2021 12:41

D’après le programme de passage envoyé par le secrétaire général des services du Premier ministre aux membres du gouvernement, les responsables des ressources humaines des 32 ministères concernés ont défilé devant le commission d’enquête jusqu’au 9 avril 2021.

Cette enquête, croient savoir aussi bien certains bénéficiaires que certaines administrations utilisatrices, a été motivée par de nombreuses défections, conséquence du faible niveau de rémunération. Pour es titulaires du baccalauréat, ils percevaient un peu plus de 80 000 FCFA et 96 700 pour les détenteurs d'une licence. Ainsi, avec les primes, un contractuel recruté dans le cadre de ce projet au ministre des Enseignements secondaires perçoit 140 000 FCFA mensuels. De surcroit, les contrats de certains n’ont jamais été signés tandis que d’autres attendent toujours leur prise en solde.

Décidée par le président de la République en 2011, cette opération a effectivement été lancée une année plus tard pour se poursuivre jusqu’en 2017. En fin de compte, elle a conduit au recrutement de 26 037 diplômés, d’après le document annexe de la loi de finances 2021 sur la situation de la rémunération des agents publics.

Or, une étude sur la soutenabilité de la masse salariale réalisée en 2018 par la direction générale du Budget établit que ces dernières années, « les recrutements spéciaux, devenus récurrents, exercent une pression budgétaire importante sur la masse salariale ».

Surtout lorsqu’ils ne sont pas pris en compte dans le plan de recrutement annuel élaboré en tenant compte des marges de manœuvre budgétaires nécessaires pour honorer le paiement des salaires conséquents.

La même étude relève que cette augmentation des effectifs constitue la principale source d’accroissement (5,6 % en moyenne par an) de la masse salariale. Sa soutenabilité budgétaire passe notamment par un strict respect du plafonnement des crédits affectés aux nouveaux recrutements tous corps confondus dont le nombre ne doit pas dépasser 5900 par an.

Dominique Mbassi

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