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Production des nouveaux passeports : le contrat attribué au consortium INCM-Augentic pèse 131 milliards de FCFA

Production des nouveaux passeports : le contrat attribué au consortium INCM-Augentic pèse 131 milliards de FCFA

Paru le lundi, 05 juillet 2021 19:26

Le journal Intégration, dans son édition du 5 juillet 2021, apporte un peu plus de lumière sur la production du nouveau passeport biométrique qui a député le 1er juillet. Le journal révèle par exemple que le contrat signé le 17 septembre 2020 par le délégué général à la Sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguele, attribue le contrat au consortium Imprimerie nationale et monnaie du Portugal (INCM) et société allemande Augentic.

On apprend également que ce contrat, paraphé par Labinot Carreti, président directeur général d’Augentic au nom du consortium, court pour les « 10 prochaines années et a une valeur de 200 millions d’euros (environ 131 milliards de FCFA) », note un communiqué d’INCM daté du 27 septembre 2020 cité par le journal portugais Jornal Economico.

« Ce contrat représente, pour INCM, une étape pertinente dans l’exportation de biens et technologies de pointe, correspondant à lui seul à une augmentation de 5 % du volume des ventes annuelles », lit-on dans une note publiée par INCM.

Le contrat donne mandat au consortium pour construire et exploiter l’infrastructure. Dans un premier temps, le consortium investit un peu plus de 13 milliards de FCFA pour la construction de l’infrastructure dédiée à la production des passeports. Celle-ci est constituée notamment de deux centres d’enregistrement à Yaoundé et à Douala, un centre d’hébergement des données dans la capitale, la construction ou la réhabilitation de 8 centres régionaux et de plusieurs postes dans les principaux consulats et ambassades du Cameroun à l’étranger.  La dernière phase prévoit le transfert du projet au Cameroun.

Les investissements consentis par les prestataires justifient la hausse du coût du timbre, passé de 75 000 à 110 000 FCFA. C’est en tout cas l’explication fournie aux députés par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, le 18 juin. « Le passeport va se faire sous un nouveau régime : le régime du partenariat public-privé, c’est-à-dire qu’un prestataire va engager des dépenses pour la production du passeport. Ce prestataire a besoin d’être rémunéré sur la base du travail qu’il a fait et du fait qu’il a engagé ses propres dépenses », explique le Minfi.

D.M.

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