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Région de l’Ouest : pour contrer les attaques des séparatistes, le préfet des Bamboutos limite la circulation des motos

Région de l’Ouest : pour contrer les attaques des séparatistes, le préfet des Bamboutos limite la circulation des motos

Paru le mercredi, 17 février 2021 11:44

La circulation des motos est désormais interdite entre 20 heures à 06 heures du matin dans certaines localités du département des Bamboutos, à l’Ouest du Cameroun. C’est la substance d’un arrêté signé le 15 février par François Franklin Etapa, le nouveau préfet de cette unité administrative située à la lisière des régions de l’Ouest et du Nord-Ouest.

L’arrêté du 15 février s’applique particulièrement aux conducteurs de motos exerçant dans des zones sensibles telles que Mbouda (Bamendjing, Bamenyam et Bagam), Babadjou (Louh, Takang Bororo, Zavion, Bororo Bawa, Djibouti, Bametougoung, Bawa Fido et Matazem) et Galim (Balatchi, Ngwaya 1, 2 et 3). « Tout contrevenant sera exposé aux sanctions conformément aux dispositions réglementaires en vigueur en la matière », précise le texte.

Toutefois, la décision préfectorale accorde une dérogation aux responsables de maintien de l'ordre et de sécurité, aux responsables des comités de vigilance détenteurs des cartes signées des autorités administratives compétentes et aux responsables des services de santé, exerçant dans les localités concernées par cet arrêté.

Cette décision rentre dans le cadre des mesures de renforcement du dispositif sécuritaire autour de ce département en proie à une remontée de l’insécurité entretenue par des milices d’inspiration séparatiste localisées dans la partie anglophone du pays.

Selon l’autorité administrative, des localités des Bamboutos sont régulièrement ciblées par des attaques terroristes attribuées à la branche armée du mouvement séparatiste « Ambazonia ». Dans de nombreux cas, ces bandes d’assaillants armés s’infiltrent à motos pour commettre des forfaits contre les populations ou s’attaquer aux positions des forces de défense et de sécurité.

Au mois de janvier dernier, six personnes - dont trois gendarmes, un policier et deux civils - ont été tués lors d'une attaque séparatiste contre le checkpoint implanté à Matazem par Babadjou. Depuis lors le nombre des postes de contrôle a été multiplié dans le département. A Babadjou par exemple, plusieurs barrières de pluie sont érigées dans les quartiers, conformément aux instructions données par le ministre de l’Administration territoriale.

Baudouin Enama

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Dernière modification le mercredi, 17 février 2021 11:46

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