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CAN 2021 : l’offensive marketing de Ngoh Ngoh

CAN 2021 : l’offensive marketing de Ngoh Ngoh

Paru le lundi, 18 octobre 2021 13:49

Sur «instructions» du chef de l’Etat, le secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngoh Ngoh, conduit depuis le 16 octobre, et ce jusqu’au 24 octobre prochain, une «visite d’information» sur les sites de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Cette visite l’amènera à Douala, Buea-Limbe, Bafoussam, Garoua et Yaoundé, les villes hôtes du tournoi.

Cette descente de terrain à laquelle ont notamment été conviés divers représentants de médias internationaux (Canal+, BBC, CNN, Euronews, Africanews, etc.) constitue «une véritable campagne de communication autour de ce grand rendez-vous sportif et de promotion des différentes infrastructures construites dans chaque site de la CAN qui constituent un don de la présidence de la République à la jeunesse camerounaise et africaine», indique George Ewane, conseiller technique à la présidence de la République, dans un communiqué lu à la radio nationale.

Cette visite intervient alors que la Confédération africaine de football (CAF) a déclaré avoir été trompée sur le niveau d’avancement du stade d’Olembé qui doit accueillir le match d’ouverture et la finale de la CAN. Ce stade a abrité le 3 septembre dernier le match Cameroun-Malawi, comptant pour les éliminatoires du Mondial.  «L’autorisation de jouer le match en question au stade d’Olembé a été donnée sur la base d’informations tronquées, qui ne rendaient pas compte du fait que le stade en question est encore à ce point en chantier que l’accueil d’un match international comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Qatar 2022 n’est en principe pas possible», écrivait le secrétaire général de la Caf, Véron Mosengo-Omba, dans une lettre adressée à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) à la veille de cette rencontre.

Disponibilité des infrastructures

Le match s’est joué à huis-clos, la CAF estimant que «l’état d’avancement des travaux dudit stade ne permet pas encore d’assurer comme il se doit le bien-être et la sécurité des supporters en principe attendus pour un tel match». Ce, alors que la Fecafoot avançait des raisons liées à la pandémie de Covid-19. Cette visite intervient également au moment où la polémique autour du budget du stade et des suspicions de malversation planent sur la construction de ce complexe sportif dont les travaux ont débuté en mars 2017, comme le rapporte l'Agence Ecofin. La délégation dépêchée par le chef de l’Etat et conduite par Ferdinand Ngoh Ngoh vise ainsi à «rassurer» la Caf et la Fédération internationale de football association (Fifa), ainsi que la communauté nationale et internationale de la «bonne qualité» et de «la disponibilité effective de toutes les infrastructures retenues pour la CAN 2021», apprend-on.

Il est surtout question de rassurer sur la capacité du pays à organiser des compétitions internationales d’envergure. Mais aussi de confirmer que «le Cameroun et son peuple sont fin prêts et s’impatientent déjà à accueillir la CAN qui sera sans doute la plus belle fête sportive organisée sur le continent africain». Une manière de taire définitivement les rumeurs qui se sont répandues sur les réseaux sociaux sur un possible nouveau retrait de l’organisation de la CAN au Cameroun. On se souvient que le 30 novembre 2018, la CAF a retiré l’organisation de l’édition 2019 au Cameroun à cause de retards dans les travaux d’infrastructures. Malgré ce retrait, le président Paul Biya avait promis que le pays continuerait de se préparer pour abriter la compétition-phare de la Caf.

Investissements

« Notre pays était engagé à accueillir le grand rendez-vous du football africain en 2019. La Confédération africaine de football, au regard de certaines données, a pensé qu’il fallait procéder à un glissement de date. Nous en avons pris acte. Comme je l’ai déjà dit, tous les investissements liés à l’organisation de la CAN seront réalisés », avait annoncé le chef de l’Etat dans son adresse à la nation le 31 décembre 2018. Paul Biya demandait alors aux Camerounais «de rester mobilisés afin qu’à terme, la modernisation de nos infrastructures routières, ferroviaires, hospitalières et sportives liées à ce grand événement se concrétisent : notre pays le mérite bien ».

La tournée engagée par le Sgpr devrait donc s’assurer que les infrastructures retenues pour la 33e édition de la CAN répondent au cahier de charges défini par la Caf, « afin de rendre fidèlement compte au président de la République de la situation réelle sur le terrain ». Elle devrait également « donner une impulsion décisive pour la finalisation à très brève échéance des travaux qui seraient encore en cours de finition », selon la présidence de la République. Initialement prévue cette année, la CAN a été reportée à l’année prochaine en raison de la Covid-19. La compétition se déroule du 9 janvier au 6 février 2022. Ce sera la deuxième fois que le Cameroun abrite la CAN, après l’édition de 1972.

Patricia Ngo Ngouem

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Dernière modification le lundi, 18 octobre 2021 14:15

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