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Extrême-Nord : de nouvelles violences intercommunautaires font plusieurs morts et une vingtaine de blessés

Extrême-Nord : de nouvelles violences intercommunautaires font plusieurs morts et une vingtaine de blessés

Paru le lundi, 06 décembre 2021 18:04

Sept morts, un disparu, 19 blessés et trois villages incendiés. C’est le bilan provisoire des violences entre les communautés arabes (éleveurs) et mousgoum (pêcheurs et agriculteurs) dans le département du Logone-et-Chari, précisément dans les localités de Mariam et Ouloumsa, à environ trois kilomètres de la ville de Kousseri, le 5 décembre 2021 autour de 11 h du matin.

« Tout est parti d’une simple dispute autour d’une piste à bétail entre les éleveurs et les pêcheurs qui a rapidement dégénéré », explique une source locale, qui indique que la communauté arabe du Cameroun a bénéficié du renfort de la même communauté basée au Tchad voisin dont les membres étaient bien armés.

D’après une autre source sur place, en dépit du renforcement du dispositif sécuritaire et la descente sur le terrain du sous-préfet et de son état-major pour calmer les esprits, les deux communautés ont continué de se mobiliser pour d’autres affrontements.

Un remake des affrontements d’août dernier entre les mêmes communautés. Les affrontements meurtriers sont fréquents entre les éleveurs arabes d’un côté et les agriculteurs et pêcheurs mousgoums et kotokos de l’autre. En juin dernier déjà, des affrontements de trois jours entre Arabes et Kotokos avaient fait deux morts, dont un chef de village Kotoko.

Pour prévenir ces violences, le préfet du Logone-et-Chari, Jean Lazare Ndongo Ndongo, a pris un certain nombre de mesures. Notamment la mise en place d’un comité de gestion de crise composé de 20 membres (soit 10 membres de chaque communauté), dont la mission est « d’engager un dialogue franc et sincère entre Arabes Choas et Mousgoums ».

L’autorité administrative a également interdit la circulation des motocyclettes dans le département du Logone-et-Chari « entre 18 h et 6 h du matin » et ordonné le déploiement d’une unité de gendarmerie dans chaque village. Ces mesures ont été prises à l’issue de la « mission d’apaisement » menée le 14 août dernier par le gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, auprès des deux parties pour tenter de trouver une solution durable à ce conflit communautaire.

D.M.

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