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Malgré les efforts du gouvernement, le trafic d’écailles de pangolin se poursuit dans le pays

Malgré les efforts du gouvernement, le trafic d’écailles de pangolin se poursuit dans le pays

Paru le mercredi, 16 juin 2021 14:25

Près de 70 kg d’écailles de pangolin, représentant jusqu’à 350 animaux abattus, viennent d’être saisis à Mbalmayo, chef-lieu du département du Nyong-et-So’o dans la région du Centre. L’opération, menée par les agents de la délégation départementale des Forêts et de la Faune en collaboration avec la compagnie de gendarmerie de Mbalmayo, s’est également soldée par l’arrestation de deux personnes, dont une femme. Les trafiquants présumés ont été arrêtés au domicile de l’un d’entre eux avec les deux sacs contenant les écailles de pangolin, auxquelles on prête des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques.

« Les deux suspects sont de présumés trafiquants de faune spécialisés dans la vente d’écailles de pangolin. Le rôle de l’un consiste à parcourir les petits villages aux alentours de Mengeme, Mengong, Meyo, et Mete pour acheter des écailles de pangolin, tandis que l’autre se charge de vendre ces écailles aux clients venant des grandes villes telles que Yaoundé et Ébolowa », indiquent des sources à la LAGA, un organisme dédié à l’application de la loi faunique qui a apporté son appui technique aux agents pendant cette opération.

Malgré l’interdiction totale de cette activité par les législations nationales et internationales et les multiples saisies et arrestations effectuées ces dernières années, le commerce des écailles de pangolin se poursuit dans le pays. En mars dernier, les services de la Douane ont procédé à une saisie hors normes dans la région du Nord : 4,4 tonnes d’écailles de pangolin d’une valeur de près de 4 milliards de FCFA. En mars 2019, plus de deux tonnes d’écailles de pangolin étaient interceptées à Douala. Le pangolin est une espèce totalement protégée au Cameroun.

La loi faunique de 1994 dispose que toute personne trouvée en possession de parties d’une espèce sauvage protégée est considérée comme ayant tué l’animal et est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 3 ans et/ou d’une amende pouvant atteindre 10 millions de FCFA. 

P.N.N

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Dernière modification le mercredi, 16 juin 2021 14:26

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