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Fecafoot : malgré le conclave du Mont Fébé, le mandat de Samuel Eto’o toujours en danger

Fecafoot : malgré le conclave du Mont Fébé, le mandat de Samuel Eto’o toujours en danger

Paru le vendredi, 25 février 2022 18:33

A l’issue de la rencontre avec les membres issus de l’Assemblée générale de 2009 du 24 février à l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a obtenu des avances pour sauver son mandat. Mais Samuel Eto’o Fils (photo) est loin d’avoir enrayé toute la menace. Effet, lors de ce conclave, l’ancien capitaine des Lions indomptables a convaincu les délégués présents de retirer la plainte qu’ils ont déposée au tribunal arbitral du sport (TAS). Seulement, 44 délégués sur les 76 attendus, soit 57,89 % en proportion relative, ont répondu à l’invitation du président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

« La majorité a parlé, les autres sont obligés de nous suivre », déclare un des délégués du Littoral. « Il n’y a pas de majorité dans ce cas. La vraie question c’est ce que pensent les signataires de la requête qui a été déposée au TAS. Si un seul de ces signataires ne se désiste pas, la procédure continue », explique Me Rodrigue Njike Mbatchou, avocat au barreau du Cameroun. En théorie, Samuel Eto’o Fils est donc toujours assis sur un siège éjectable.

Eto’o accuse

Le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) avoue d’ailleurs sans faux semblant que sa mandature est fortement combattue. Il pointe notamment « des personnes tapies dans l’ombre qui ne veulent pas laisser la fédération entre les mains des footballeurs et de tous ceux qui investissent leur vie pour faire avancer ce sport au Cameroun ». Aux délégués qu’il rencontre ce 24 février, il a ces mots : « ceux qui vous ont humilié hier se font passer pour vos meilleurs amis juste parce qu’ils veulent faire tomber l’un des vôtres ».

Eto’o Fils joue donc la carte de la proximité pour éviter à ces ennemis de continuer de manipuler ces délégués, qui ont une vraie capacité de nuisance. En fait, la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) reconnaît les délégués de 2009 comme la seule assemblée générale légale de la Fecafoot. En clair, le corps électoral qui a élu Eto’o Fils à la tête de la fédération le 11 décembre dernier était illégale.

Dans l’entourage du président de la Fecafoot, on affirme que les négociations ne sont pas closes. On apprend que Samuel Eto’o Fils tient toujours à taire tout différend entre lui et Abdouraman Hamadou, longtemps présenté comme le mandataire de cette assemblée générale de 2009. Et la porte reste aussi ouverte pour les 32 délégués qui ont boudé l’invitation du 24 février.

Compensation

C’est clair, l’ancien footballeur veut à tous les prix sortir de cette impasse. Il tient aussi, comme il le fait lui-même savoir, que le football camerounais arrête de se jouer au TAS à Lausanne, en Suisse, pour commencer à se jouer dans les stades. Pour cela, il a tout accordé aux 44 délégués présents au Mont Febe.

« Les délégués de l’assemblée générale de 2009 voulaient qu’ils soient introduits dans les différentes commissions de la Fédération camerounaise de football, dans les commissions au niveau de la Ligue de football professionnelle du Cameroun. Ils voulaient occuper des postes administratifs dans les ligues décentralisées. Toutes ces demandes ont été acceptées. Le président de la Fecafoot a aussi accepté de rembourser tous les frais des différentes assemblées générales de 2009 qui se sont tenues en 2021. Sans oublier les frais de justice pour le TAS », énumère Lambert Yodiodi Emébé, un délégué de 2009.

Michel Ange Nga

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