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Reprise des cours : le gouvernement tente de rassure une opinion échaudée par l’évolution du Covid-19

Reprise des cours : le gouvernement tente de rassure une opinion échaudée par l’évolution du Covid-19

Paru le lundi, 01 juin 2020 14:57

Les cours ont repris le 1er juin 2020 dans les établissements scolaires et universitaires, publics et privés, à l’exception de certains instituts catholiques, après une interruption imposée le 17 mars par le gouvernement, dans le cadre des mesures prises pour circonscrire la propagation de la pandémie de Covid-19.

Au cours d’une conférence de presse tenue le 29 mai, le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi, a expliqué que l’option prise par le gouvernement procède d’une large concertation au cours de laquelle plusieurs avis ont été sollicités et pris en compte. En tout cas, cette décision, visant la préservation de l’année scolaire et académique, « a fait l’objet d’une analyse minutieuse », a relevé le Mincom.

René Emmanuel Sadi se veut même rassurant : « Le gouvernement rassure la communauté éducative quant à la mobilisation efficiente et optimale des responsables des différents corps de l’éducation pour une reprise des classes sécurisée non seulement pour les élèves mais également pour le corps enseignant ».

La fin hypothétique de la pandémie

Sauf que cette reprise des cours intervient en pleine recrudescence de la pandémie. Au 31 mai, on recensait officiellement près de 6100 cas positifs pour plus de 190 décès. Du coup, d’aucuns ne cachent pas leur réserve. Par exemple, le 29 mai, l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, a indiqué que l’évolution rapide de la pandémie ne permettait pas « la réouverture des établissements à programme français au Cameroun ».

Certains parents vont même jusqu’à annoncer que dans le contexte actuel, ils ne laisseront pas leur progéniture reprendre le chemin de l’école. Une position qui irrite le ministre de l’Enseignement supérieur. Jacques Fame Ndongo est même amer : « Si vous dites que votre enfant n’ira pas à l’école, quand finira cette pandémie ? Nous ne savons pas. Cela veut dire que l’enfant peut rester un, deux ou trois ans à la maison sans aller à l’école. C’est catastrophique ! »

A sa suite, certains croient savoir que la reprise des cours est plutôt susceptible de sauver certains enfants. « Pendant l’interruption, certains parents n’étaient pas toujours là pour s’assurer que leurs enfants restent effectivement à la maison. C’était même une aubaine pour certains, qui n’ont pas hésité à transformer leurs enfants en vendeurs ambulants, côtoyant ainsi tout le monde à longueur de journée », s’offusque un cadre d’une entreprise publique. Une situation qu’avait d’ailleurs dénonce le 23 mars, le ministre des Affaires sociales.

Dominique Mbassi

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Dernière modification le lundi, 01 juin 2020 15:20

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