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Crise anglophone : nouvelle passe d’armes entre Human Rights Watch et l’armée

Crise anglophone : nouvelle passe d’armes entre Human Rights Watch et l’armée

Paru le lundi, 09 août 2021 10:06

Le chef de la division de la communication du ministère de la Défense (Mindef), le capitaine de vaisseau Cyrille Serge Atonfack Guemo, a dénoncé jeudi 5 août une « aversion » de Human Rights Watch (HRW) contre l’armée camerounaise après un nouveau rapport de l’ONG de défense des droits humains accusant notamment les soldats d’avoir « tué deux civils, violé une femme de 53 ans et détruit et pillé au moins 33 bâtiments (…), y compris la demeure d’un chef traditionnel » les 8 et 9 juin dernier dans la région en crise du Nord-Ouest.

« Tout comme ses précédentes publications sur le Cameroun dont celle particulièrement inique et agressive du 26 février 2021, le rapport du 2 août 2021 ne résume ni plus ni moins qu’un énième fatras d’affirmations sans fondement. Tout semble clairement indiquer que les multiples prises de position de HRW ne visent qu’à décrédibiliser les forces de défense et de sécurité, engagée qu’elles le sont dans l’accomplissement de leurs missions régaliennes », a indiqué le porte-parole de l’armée dans un communiqué.

Dans ce rapport, HRW parle de « nouveaux abus » commis dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par l’armée, mais également par les séparatistes. « Les forces de sécurité camerounaises ont certes l’obligation de riposter de manière légale aux attaques des groupes séparatistes armés et de protéger les droits des personnes pendant les périodes de violence. Mais une fois de plus, nous apprenons qu’elles ont répondu à la menace posée par les groupes séparatistes en commettant des attaques contre des civils et des violations des droits humains », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à HRW, citée dans le rapport.

Des « allégations prétendument documentées » que réfute le porte-parole de l’armée, pour qui l’organisation internationale poursuit « sans précaution son soutien aux mouvements irrédentistes » opérant dans certaines parties du Cameroun. « Cette énième facétie de HRW ne fragilise aucunement le moral des forces de défense et de sécurité qui poursuivent leurs opérations aux quatre coins du pays dans le strict respect des droits de l’Homme et des droits humains, tout en veillant à ce que tout écart établi et vérifié soit sanctionné conformément aux lois et règlements du pays », a ajouté le capitaine de vaisseau Atonfack Guemo.

L'armée a affirmé avoir été impliquée dans au moins 30 « combats violents » contre les groupes séparatistes au cours du mois de juin et fait exploser 30 engins piégés posés par des séparatistes dans 14 villes et villages du Nord-Ouest. Les médias locaux ont rapporté plus de 40 personnes tuées au cours de ce seul mois et près de 70 maisons incendiées.

Face aux accusations récurrentes d’exactions qui visent les forces de défenses et de sécurité, les autorités ont réitéré « la détermination du chef de l’État à veiller à ce que les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés fassent systématiquement l’objet d’enquêtes et aboutissent le cas échéant à des sanctions appropriées ».

P.N.N

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