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RDPC : ce que risquent Amba Salla, Abouna, Malapa, Mimbang… traduits devant la commission de discipline

RDPC : ce que risquent Amba Salla, Abouna, Malapa, Mimbang… traduits devant la commission de discipline

Paru le mercredi, 26 août 2020 14:37

Au total, 90 militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir, défilent depuis le 24 août 2020 devant la commission de discipline ad hoc présidée par l’ancien Premier ministre Peter Mafany Musonge.

D’après une source interne au RDPC, la Commission Musonge pourrait, plus qu’en 2013, avoir la main lourde. D’après les articles 31 et 32 des statuts du RDPC, les sanctions encourues par les mis en cause vont du simple avertissement, au blâme jusqu’à l’exclusion définitive.

Officiellement, le parti présidentiel reproche à ces militants « des actes d’indiscipline outranciers, allant jusqu’à la remise en cause des instructions écrites du président national » tout au long du processus ayant débouché sur les élections législatives et municipales du 9 février dernier et lors de la mise en place des exécutifs municipaux. En réalité, la commission Musonge n’examine que les cas d’indiscipline liés aux municipales.

De manière précise, de nombreuses figures emblématiques du parti présidentiel sont accusées d’avoir postulé au poste de maire au mépris de cette directive : « Aucune candidature alternative ne sera proposée au vote à la session de plein droit, en dehors de celles qui auront été validées pendant les délibérations au sein du groupe communal RDPC ».

Figures emblématiques

C’est le cas notamment de l’ancien ministre des Travaux publics, Patrice Amba Salla, à la commune d’Ayos, de Jean Marie Abouna, opérateur économique bien connu dans la capitale et maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 1er, qui a postulé au poste de maire de la ville. Jean Jacques Lengue Malapa, actuel maire de la commune d’arrondissement de Douala 1er et Gérémie Sollè, ancien directeur de l’hôpital Laquintinie, ont bravé les instructions du parti en se présentant contre Roger Mbassa Ndine adoubé par le RDPC pour le poste de maire de Douala.

Si dans ces derniers cas et bien d’autres les candidats investis par le parti ont fini par s’imposer, il en va autrement dans la commune de Nguelemendouka dans la région de l’Est. Ici, Alex Mimbang, journaliste et ancien haut cadre de l’administration publique soutenu par les populations, s’est fait élire contre toute attente et au grand dam du groupe communal RDPC. Pire, à Monatélé dans la région du Centre, des militants du parti au pouvoir ont jeté leur dévolu sur Célestin Bedzigui, opposant élu 1er adjoint au maire.

Pour sa part, Saint Éloi Bidoung, conseiller municipal de la commune d’arrondissement de Yaoundé VI, confie qu’il lui est reproché « d’avoir, d’une part, postulé au poste de maire de la ville alors même que le parti avait investi un autre candidat, et d’autre part la violence envers le parti et certains de ses cadres, surtout dans les médias ».

Les autres militants doivent répondre des faits de tentatives d’achat de conscience des électeurs, désordre caractérisé lors de l’investiture des maires de ville, injures publiques à l’endroit de certains hauts cadres du parti, etc.

Dominique Mbassi

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