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L’ONU suspend en partie ses opérations vers Kousseri, après l’attaque de Dabanga

L’ONU suspend en partie ses opérations vers Kousseri, après l’attaque de Dabanga

Paru le mercredi, 05 mai 2021 12:30

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (connu sous l’acronyme anglais OCHA), dans son rapport sur la situation au Cameroun du 3 mai 2021, note que le département du Logone et Chari enregistre le plus grand nombre d’incidents sécuritaire. Le plus marquant de ceux-ci est « l’attaque du camp du Bataillon rapide d’intervention (BIR) du village Dabanga, survenu le 27 mars et ayant entrainé la mort d’un militaire, de trois civils, et de nombreux blessés militaires et civils, et l’incendie de plusieurs habitations ». Une attaque attribuée par les autorités au groupe terroriste Boko Haram.

Comme conséquence à cette incursion, l’ONU a suspendu ses missions vers Kousseri, le chef-lieu du département du Logone et Chari. Cependant, précise le rapport, cette suspension ne concerne que les missions via la route Logone-Birni.

En effet, selon le rapport, la route nationale n°1, qui traverse toute la région pour joindre Kousseri, « continue de faire l’objet d’attaques des groupes armés non étatiques (GANE) tout comme les axes Limani-Magdeme, Doubé-Mora, Limani-Kourgui, Mora-Kousseri qui font l’objet d’attaques lors des marchés périodiques ». De son côté, l’armée soutient qu’« on observe une baisse d’incursions au niveau des frontières dues aux opérations militaires menées au Nigeria et au redéploiement des différentes forces militaires dans la zone frontalière camerounaise ».

L’ONU note que « l’attaque de la base militaire de Dabanga est la première depuis janvier 2021 et arrive quelques semaines après une attaque similaire d’une position militaire à Woulgo au Nigeria » et s’inquiète de ce que « la reprise des attaques sur des positions militaires à l’intérieur du territoire pourrait engendrer des mouvements des populations ».

Dans le précédent rapport, les Nations-Unies relevaient que les départements du Mayo Sava et du Mayo Tsanaga concentraient le plus grand nombre d’attaques de Boko Haram. Ainsi, les arrondissements les plus touchés sont ceux de Mora, Kolofata et du Mayo-Moskota.

L.A.

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