Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?

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Ces motos ambulances sont fonctionnelles depuis ce 11 août 2022. Il s’agit en fait de 28 tricycles transformés en ambulance dans le but de transporter les patients des zones enclavées dans l’arrière-pays vers les centres de santé urbains. Pour un départ, ces tricycles ont été distribués dans quatre régions du pays : Extrême-Nord (10), Nord (7), Adamaoua (6) et Est (5).

Le projet est censé se poursuivre. Mais le ministère de la Santé publique (Minsanté), à l’origine de cette initiative, n’a pas communiqué un chronogramme pour la suite. Seule certitude, les autorités sanitaires veulent se servir de cette initiative pour faciliter densifier les activités du Service d’aide médicale urgente (Samu).

De même, le budget de l’acquisition de ces motos ambulances n’a pas été communiqué. Le Minsanté s’est contenté d’expliquer que ces tricycles ont été financés sur fonds propres grâce au budget d’investissement public du ministère. Ce mécanisme de financement ne permet malheureusement pas au Minsanté de multiplier à tout-va la fabrication de ces ambulances. Et il est pour l’instant difficile de savoir si des bailleurs de fonds étrangers ont été sollicités.

Dans l’opinion, l’arrivée de ces motos ambulances est diversement appréciée. Quand certains saluent l’initiative, d’autres craignent que ces tricycles finissent bientôt à l’abandon à cause du mauvais entretien ou du mauvais état des routes.

M.A.N

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Dans un nouveau rapport publié ce jeudi 11 août 2022, Human Rights Watch (HRW) accuse l’armée camerounaise de « meurtres » et de « disparitions » dans la région en crise du Nord-Ouest. « Des soldats camerounais ont sommairement tué au moins 10 personnes et commis plusieurs autres abus entre le 24 avril et le 12 juin lors d’opérations anti-insurrectionnelles » dans cette partie du pays, affirme l’ONG de défense des droits de l’Homme. Elle affirme également que « des soldats ont brûlé 12 maisons, détruit et pillé des centres de santé, détenu arbitrairement au moins 26 personnes et en auraient fait disparaître de force quelque 17 autres ».

HRW évoque notamment « une opération de représailles contre une communauté soupçonnée d’abriter des combattants séparatistes » menée le 1er juin dernier par des soldats du 53e Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) dans le village Missong, et qui a abouti à la mort de neuf personnes, « dont quatre femmes et une fillette de 18 mois ». Le 7 juin dernier, l’armée a reconnu avoir tué neuf civils dans la « réaction inappropriée » d’un détachement du 53e BIM « en mission de recherche d’un camarade porté disparu » à Missong, dans le département de la Menchum.

« Dans une réaction inappropriée, inadaptée à la circonstance et manifestement disproportionnée par rapport au refus de coopération des villageois hostiles et craignant le pire pour eux-mêmes et leur camarade disparu, les soldats (…) vont faire usage de leurs armes », avait déclaré, dans un communiqué, le chef de la division de la communication du ministère de la Défense (Mindef), le capitaine de vaisseau Cyrille Atonfack. Ce dernier indiquait alors que comme « mesure conservatoire », les « 4 militaires (…) ont été démobilisés (…) et mis aux arrêts à la compagnie de gendarmerie de Bamenda ».

L’armée camerounaise a déjà reconnu des bavures dans le cadre de ce conflit, assurant toutefois que des mesures sont prises pour veiller à ce que « les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés fassent systématiquement l’objet d’enquêtes et aboutissent le cas échéant à des sanctions appropriées», suite aux instructions du chef de l’État. Les militaires et les groupes séparatistes sont régulièrement accusés par des ONG internationales et l’ONU de commettre des exactions contre les civils dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, théâtres d’un conflit sanglant depuis 2017. Dans son rapport, HRW indique également avoir documenté de « graves abus » commis par les combattants séparatistes pendant la même période, « notamment des meurtres et enlèvements de civils, ainsi que des attaques contre des élèves, des enseignants et des écoles ». Le 27 juin, l’ONG avait réclamé des poursuites contre les combattants séparatistes coupables d’exactions et de crimes sur les civils.

P.N.N

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Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef) a radié près de 1 000 nouvelles recrues dans les forces de défense, révèle un message porté signé hier 10 août. La décision du Mindef Joseph Beti Assomo sanctionne des candidats détenteurs de faux diplômes qui ont passé différents concours d’intégration dans les corps de l’armée et de la gendarmerie en 2022.

« Les élèves sous-officiers des armées, contingent 2022, dont les noms suivent (…) sont radiés des forces de défense pour y avoir accédé avec de faux diplômes », peut-on lire dans ces documents. Ces recrues suivaient déjà leur formation dans les différents camps de l’armée à travers le pays. Le Mindef remet les intéressés à leurs familles et se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires.

Dans le but de répondre aux différents conflits dans lesquels les Forces de défense et de sécurité sont engagées, le gouvernement a en effet engagé un processus de renforcement des effectifs de l’armée. Cette année, le Mindef a lancé le recrutement de 1 080 sous-officiers, 3 000 gendarmes et 5 330 soldats et matelots de 2e classe. Pour un total de 9 410 nouvelles recrues. Des analystes estiment que l’armée camerounaise est forte de 50 000 hommes.

L.A.

 

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C’est une vidéo qui enflamme les réseaux sociaux et cumule des milliers de vues : « Cameroun : boissons “éclaircissantes”, un business juteux, mais dangereux ». Il s’agit d’un reportage sur « un curieux breuvage » censé éclaircir la peau diffusé le 10 août 2022 sur France 24, la chaîne de télévision française d’information internationale en continu. Derrière cette boisson, la femme d’affaires et députée camerounaise Nourane Foster (ou Nourane Fotsing). L’élue du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) y vante son produit qui, selon elle, permettrait d’avoir une belle peau et serait sans aucun danger pour la santé.

« Elle contient à peu près cinq produits : vous avez le collagène, l’alpha arbutine, le glutathion, la boisson minceur à l’enzyme... Ils sont totalement certifiés, bio. En toute sécurité vous buvez, vous n’avez pas de souci », dit-elle dans ce reportage, dans lequel on la voit avaler cette boisson « embellissante ». Ces images ont provoqué la polémique et ravivé le débat sur la dépigmentation. Sur les réseaux sociaux, des internautes accusent la députée du PCRN de faire la promotion du blanchiment cutané. Surtout que le glutathion et l’arbutine (deux des cinq substances qui composent sa boisson) sont utilisés en cosmétique comme dépigmentant.

Ce reportage a également fait réagir le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie. Dans un communiqué publié ce mercredi, le Minsanté affirme que les « promoteurs des produits clairement identifiables » dans ce reportage se livrent à « des activités préjudiciables à la santé des populations ». Ce, dans la mesure où les substances contenues dans ces boissons, en l’occurrence le glutathion et l’alpha arbutine, « sont des substances vénéneuses ». Dans une correspondance adressée le 9 août dernier à Nourane Foster, Manaouda Malachie reproche à la patronne de l’entreprise Nourishka spécialisée notamment dans la distribution de produits de beauté d’avoir violé la réglementation en matière de commercialisation des compléments alimentaires et boissons diététiques.

Effets secondaires

« Aussi, je vous demande de suspendre toutes activités de commercialisation de tels produits sans une autorisation préalable de mon département ministériel, étant entendu qu’elle s’apparente à une mise en danger de la vie d’autrui, répressible par le Code de procédure pénal camerounais », écrit le membre du gouvernement.

Après avoir pris fait et cause pour sa camarade de parti au départ et dénoncé le laxisme du gouvernement en matière de contrôle sanitaire, le président du PCRN, Cabral Libii, a finalement déclaré qu’un cadre sera offert à Nourane Foster pour lui permettre d’éclairer l’opinion sur cette affaire.

« Nous allons inviter l’honorable Nourane Fotsing (…) dans les instances appropriées du parti, afin de mener une discussion au sujet des fondements réglementaires, scientifiques et éthiques sur lesquels l’activité commerciale dont elle est promotrice, est assise », a annoncé le député et ancien candidat à l’élection présidentielle sur sa page Facebook.

La dépigmentation n’est pas un phénomène nouveau au Cameroun. Cette pratique existe depuis des années dans le pays, où les produits blanchissants sont vendus en ligne, dans des parapharmacies et même en pharmacie. Certains proposent même ces produits pour les enfants. Le glutathion, un antioxydant naturel produit par le foie et qui permet de blanchir la peau, est de plus en plus populaire. Des entreprises de cosmétiques et/ou des instituts de beauté ou de soins en utilisent de plus en plus fréquemment en injection, en comprimés ou en crème pour attirer des femmes qui veulent s’éclaircir la peau. Une pratique qui a cependant des répercussions sur la santé, mettent en garde les spécialistes.  

Loi anti-dépigmentation

« L’alpha arbutine est proche de l’hydroquinone. Donc, c’est un produit qui est utilisé pour dépigmenter la peau. Et quand on [en] boit déjà, ça peut avoir d’autres effets secondaires pas seulement au niveau de la peau, mais [aussi] au niveau des autres organismes. La dépigmentation peut entraîner d’autres maladies : l’hypertension, le diabète et le cancer de la peau », explique le Dr Henriette Meilo, dermatologue et vénérologue interviewée dans ce reportage.  Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en effet, le blanchiment de la peau peut endommager le foie et les reins, provoquer des psychoses ainsi que des cancers.

Vu ses conséquences sur la santé, certains pays comme le Rwanda et la Côte d’Ivoire ont interdit la commercialisation des produits éclaircissants sur leurs territoires. Une mesure que certains aimeraient voir se généraliser au Cameroun quand d’autres, comme le Réseau des défenseurs des consommateurs (Redco), militent pour l’adoption d’une loi anti-dépigmentation. En faisant observer que « les données scientifiques ne permettent ni de soutenir les allégations marketing contenues dans ce reportage, ni d’en garantir la sécurité d’usage », le Minsanté invite les populations à s’abstenir de consommer des boissons dites « éclaircissantes » ou « embellisantes », car « susceptibles de nuire gravement à leur santé ».

Patricia Ngo Ngouem

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Dans un décret publié ce mardi 9 août 2022, le président de la République fixe les modalités d’exercice de la police municipale au Cameroun. Placée sous l’autorité du maire, cette force est chargée « d’assurer le bon ordre, ainsi que la sûreté, la tranquillité, la sécurité et la salubrité publiques sur le territoire de la commune ou de la communauté urbaine », indique le texte. Ainsi, la police municipale a pour rôle d’assurer la sécurité des citoyens dans les communes et communautés urbaines auxquelles elle est rattachée. Elle assure également des missions de police administrative et de police judiciaire.

Ces missions sont « mises en œuvre en collaboration avec les administrations de l’État compétentes » et s’exercent « dans le strict respect des droits et libertés des populations, ainsi que des lois et règlements en vigueur », énonce le décret. À cet effet, les agents de la police municipale ne peuvent faire usage de la force ni exercer de contrainte sur la population, « sous réserve des cas de légitime défense ». Ils constatent, sur procès-verbal et sous l’autorité directe du maire, les contraventions relevant de la compétence de celui-ci, servent les convocations délivrées par le magistrat municipal et infligent les amendes prévues à cet effet.

Code de déontologie

Le texte précise aussi que les agents de la police municipale ne peuvent pas se substituer aux forces de maintien de l’ordre et de sécurité. Ils peuvent avoir recours à la police et à la gendarmerie nationales dans l’accomplissement de leurs activités, suivant les modalités définies par le présent décret.

Le policier municipal est un agent communal recruté comme tel et chargé d’appliquer les pouvoirs de police du maire sur le terrain. Avant son entrée en fonction, il bénéficie, à l’initiative de la commune, d’une formation de base ou d’un recyclage à la gestion des libertés publiques, aux techniques de gestion de l’ordre urbain, à l’assistance publique, à la protection civile ou à tout autre domaine relevant de sa compétence, apprend-on.

La formation et le recyclage sont dispensés par la National School of Local Administration (Nasla) qui élabore les curricula de formation, alors qu’un « texte particulier » du ministre de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel) définit le code de déontologie des agents chargés de la police municipale, nuance le texte.

Tous les agents de la police municipale sont astreints au port de l’uniforme, « obligatoire pendant le service ». Cet uniforme est notamment composé d’un pantalon (ou d’une jupe) de couleur violet foncé et d’une chemise à manches longues ou courtes de la même couleur portant, inscrite en « gros caractères » au dos, la mention « Police municipale » en français ou en anglais, suivie de la dénomination de la commune.

Les noms, prénoms et matricules de l’agent doivent être brodés ou gravés en haut de la poitrine à gauche, tandis que la dénomination de la commune dans laquelle il exerce se trouve du côté droit. « L’uniforme doit avoir des caractéristiques identiques pour l’ensemble des communes », selon le décret qui vient harmoniser l’habillement des policiers municipaux. Le texte précise également les conditions de création, d’organisation et de fonctionnement du service de la police municipale, détermine les rapports entre ce service et les forces de maintien de l’ordre et fixe des sanctions.

P.N.N

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De l’aveu du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, « en 2017, le nombre d’inscriptions dans les écoles de la région du Nord-Ouest était de 220 000 ». En 2022, ces inscriptions sont de 60 462, soit une chute de 72 % due au conflit entre l’armée et les groupuscules armés d’inspiration séparatiste. En révélant ces chiffres le 4 août dernier lors de la 4e session du comité de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Grand dialogue national, le Premier ministre a indiqué qu’« il s’agit d’un progrès remarquable et énorme ». C’est que, comparé aux statistiques de la période 2017 - 2019, le nombre d’inscrits dans les écoles connaît une tendance haussière. « Ce chiffre a chuté à 45 000 en 2018 et à 24 350 en 2019 », détaille le PM. « La région du Sud-Ouest connaît le même essor », se félicite Dion Ngute sans révéler les chiffres.

De manière globale, le PM fait savoir que dans les régions du Nord-Ouest du Sud-Ouest, les inscriptions dans les écoles sont passées de 185 008, pour l’année scolaire 2018/2019, à 194 482 pour l’année qui vient de s’achever. De 2019 à 2020, elles étaient de 123 909.

Dans les établissements d’enseignements secondaires, l’on note également une légère embellie par rapport à l’année 2017 lorsque le conflit se déclenche. D’après le chef du gouvernement, les inscriptions se chiffraient à 42 992 au cours de l’année scolaire 2018/2019. « L’année académique 2019/2020, a en effet été extrêmement difficile et mauvaise », regrette le PM qui révèle que les inscriptions étaient de 54 834. Pour l’année qui vient de s’achever, les inscriptions se sont établies à 91 797.

« En résumé, de nombreuses institutions académiques ont rouvert leurs portes. Les écoles des villes principales et de nombreuses banlieues sont opérationnelles. Cette année l’examen GCE s’est déroulé dans la sérénité », a constaté le PM, pour qui « la situation change radicalement et positivement chaque jour ».

Ludovic Amara

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Le projet de création du Pacte social pour la gouvernance (PSG) est porté par Emmanuel Kueka (photo). Cet ancien militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) assure que les statuts et le programme de ce parti politique en gestation sont en train d’être écrits. Le dossier n’a donc pour l’instant pas encore été déposé auprès des autorités pour la légalisation.

« On ne veut rien faire dans la précipitation parce que c’est un projet sérieux. On prend le temps de bien faire », fait savoir Emmanuel Kueka, qui va sans doute prendre la présidence du PSG. Il ajoute que malgré cela, plusieurs personnes cognent déjà à la porte de cette nouvelle formation politique.

Il y a pourtant quelques mois, ce projet politique n’était pas d’actualité. Emmanuel Kueka était préoccupé par le processus de renouvellement des organes de base du MRC. Il conduisait une liste avec pour ambition de prendre la tête de la fédération régionale du parti de l’opposant Maurice Kamto à l’Ouest. Si tout s’est passé sans anicroche partout sur le territoire camerounais et même dans les fédérations du MRC à l’étranger, ces élections internes ont par contre viré en une guerre intestine dans la région de l’Ouest justement.

Tout a commencé quand plusieurs candidats ont été éliminés du processus électoral, notamment parce que leurs cartes de militants n’étaient pas répertoriées. À Yaoundé, le Directoire adoube ces décisions, si on en croit un de ses membres. Sauf que plusieurs candidats « abusivement déchus » ne comptent pas en rester là. Ils montent au créneau en créant un collectif « pour dénoncer la démarche non objective de la commission électorale à l’Ouest ». Emmanuel Kueka fait partie de ces protestataires. Il est même désigné comme le porte-parole du collectif, qui va saisir le juge de référé pour se faire entendre.

Mais le 2 août dernier, il va faire l’objet d’une procédure disciplinaire quand le Comité national de médiation et d’arbitrage (CNMA) du MRC décide de l’exclure définitivement du parti. « Je n’ai pas encore été notifié, mais j’entends dire que j’ai été exclu du parti », avait commenté Emmanuel Kueka.

Désormais, « Le MRC c’est le passé », fait-il savoir en indiquant qu’il est aujourd’hui occupé à travailler pour la naissance du PSG. Le parti compte recruter plusieurs déçus dans les rangs du MRC à l'Ouest. Emmanuel Kueka précise qu’il ne s’agit pas d’un regroupement des transfuges du MRC parce que le PSG nourrit l’ambition de regrouper tous les Camerounais.

Michel Ange Nga

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Quelque 206 saisies et destructions de faux médicaments ont été faites en 2021 au Cameroun, a annoncé le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie (photo), à l’occasion de la Conférence semestrielle des gouverneurs ce lundi 8 août 2022 à Yaoundé. La valeur des stocks détruits s’élève à environ deux milliards 800 millions FCFA, a-t-il ajouté, dans des propos rapportés par la radio nationale. Par ailleurs, 150 poursuites judiciaires ont été engagées contre les faussaires l’année dernière.

En mai 2021, des médicaments issus de la contrebande d’une valeur de 15 millions de FCFA ont été brûlés dans la région de l’Est. Un stock de faux médicaments d’une valeur de 200 millions de FCFA avait déjà été détruit dans la même région en février de la même année. D’autres saisies avaient été opérées à travers le pays au cours de l’année écoulée. Malgré ces efforts et une lutte qui se structure, les saisies montrent que le phénomène reste important dans le pays, avec souvent de graves répercussions sur la santé des populations.

Selon l’Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC), les médicaments de rue regroupent les produits contrefaits, des faux médicaments et des médicaments à l’origine de bonne fabrication, mais sortis du circuit normal de distribution. Ce circuit illicite représente un peu plus de 25% du marché du médicament national, alors que 40% des médicaments de la rue proviennent de la contrebande, d’après l’ONPC. 

P.N.N

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La nouvelle s’est répandue très tôt ce 9 août 2022 : le sénateur, président national du Mouvement pour la défense du Cameroun (MDR) et ancien ministre d’État chargé des Postes et Télécommunications (1992-1997) n’est plus. Dakole Daïssala s’est éteint au CHU de Yaoundé. Une source au Sénat confie à SBBC que l’homme était très malade et interné dans cette formation hospitalière depuis une semaine. Il devait y subir une amputation de jambe. Dakole Daïssala quitte la scène à l’âge de 79 ans.

Originaire de Goundye, par Kaele, dans le département du Mayo Kani, région de l’Extrême-Nord, Dakolé Daïssala a par ailleurs été député à l’Assemblée nationale de 1997 à 2002. Connu pour son franc-parler, l’ancien ministre a longtemps servi dans l’administration centrale. De 1969 à 1970, il est directeur adjoint de l’administration générale au ministère des Finances, puis directeur des Transports de 1970 à 1973. Il sera également directeur général adjoint de la Société de transports urbains du Cameroun de 1973 à 1975, puis directeur général de 1975 jusqu’à 1984.

Le MDR fait partie de la majorité présidentielle menée par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Cette alliance remonte aux élections législatives de 1992. Avec une majorité relative de 88 sièges sur 180, le RDPC s’associe au MRD qui s’en tire avec six députés pour faire passer ses projets de loi à l’Assemblée nationale.

Très implanté dans les départements du Mayo Kani et du Mayo Danay, le MDR perd son seul sénateur et dispose néanmoins encore de deux députés, de trois maires et des conseillers municipaux. Avec la disparition de son président national, la succession est ouverte au sein de cette formation politique dont les dernières assises remontent à près de 30 ans.

L.A.

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Le Webometrics Ranking of World Universities 2022 est disponible. Le Cameroun peut s’enorgueillir de faire partie des pays d’Afrique subsaharienne les mieux représentés dans ce classement très couru, qui évalue le contenu web des universités dans le monde. On retrouve ainsi quatre universités publiques camerounaises dans le top 100 dans ce Ranking web pour l’Afrique subsaharienne.

Il y a tout d’abord l’université de Dschang, qui pointe à la 64e place de ce top 100. L’université de Yaoundé I arrive à la 78e place. Et enfin, les universités de Buea et Ngaoundéré, qui sont respectivement classées à la 83e et 96e place de ce classement.

Bonne nouvelle, ces quatre universités font partie des six universités de l’espace francophone présentes dans ce classement. Elles sont en compagnie de l’université d’Abomey-Calavi du Bénin (63e) et de l’université sénégalaise Cheikh Anta Diop de Dakar (66e). L’université Félix Houphouët Boigny de Côte d’Ivoire arrive seulement à la 101e place.

Huit universités sud-africaines occupent les premières places de ce top 100. L’université du Cap et Witwatersrand arrivent en tête. La nation Arc-en-ciel est en tout représentée par 23 universités. Mais c’est le Nigeria qui domine ce classement en termes de quantité avec 33 universités classées dans le top 100.

À l’échèle mondiale, les universités américaines dictent leur loi. Elles occupent d’ailleurs le podium avec Harvard, Stanford et l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT). Seules les universités britanniques d’Oxford (4e) et Cambridge (11e) parviennent à rivaliser. Il faut attendre la 73e place pour voir la première université européenne : université d’Amsterdam au Pays-Bas. Et la 245e place pour voir l’université du Cap.

En rappel, ce classement est une initiative du Cybermetrics Lab, un groupe de recherche appartenant au Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), le plus grand organisme de recherche public en Espagne. C’est la 18e année de publication.

« L’objectif initial du classement est de promouvoir la présence académique sur le web, en soutenant les initiatives de libre accès pour augmenter considérablement le transfert des connaissances scientifiques et culturelles générées par les universités à l’ensemble de la société », explique les initiateurs.

Ils préviennent toutefois qu’il ne s’agit pas d’évaluer les sites web, leur conception, leur convivialité ou la popularité de leurs contenus en fonction du nombre de visites ou de visiteurs.

M.A.N

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